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QUESTIONS POSEES
mardi 24 février 2009, a 17:23
Que penser de notre mémoire ?

  Notre propre mémoire est notre plus grande voleuse de vie !   Elle nous vole la plus grande partie de notre passé et la presque totalité de nos rêves nocturnes. Ce qu'elle nous laisse de notre vie, elle nous le cache et n'en sort que des bribes, au compte-goutte, scène par scène.
Il est curieux que l'on se plaigne tant d'un objet ou d'argent matériellement perdu et s' accommode  si facilement de tout ce qu'on a oublié, tout autant perdu pour nous !
Malgré tout, nous avons plusieurs raisons pour remercier notre mémoire. D'abord, c'est elle qui fait survivre les morts (la mort de ma première belle-mère, apprise hier, est sans doute à l'origine de cette réflexion). La mémoire nous offre cette merveilleuse possibilité de revivre des scènes du passé (parfois en les améliorant  avec notre "Photoshop mental". Comme c'est aussi une façon de s'auto-tourmenter, l' Humanité n'a jamais apprécié cette extraordinaire possibilité, la considérant, à tort, comme évidente. La preuve de ce manque d'intérêt est qu'aucune Religion n'a imaginé Dieu comme une Super-Mémoire nous offrant, en tant qu' enfers et paradis un souvenir "total  et global" de tout ce que nous avons vécu et connu.La logique voudrait pourtant que l' Enfer (la punition)soit de revivre nos mauvaises choses et le Paradis de ressusciter nos joies. Pourtant(tout en considérant cette vie nouvelle comme attribuée "au mérite" du vécu sur Terre) tous les hommes de toutes les époques n'ont imaginé qu'un au-delà différent de leur vie ici-bas, rêvé de changement (un monde meilleur),de nouveauté, d'être surpris parce qu'ils découvriraient, surtout de ne pas revivre la même chose. Pourquoi les psychologues n'ont-ils pas souligné ce refus?
La deuxième raison de ne pas s'en prendre à la mémoire est  son rôle indispensable de "fossoyeuse" dans l'univers de notre vie : elle nettoie notre esprit des déchets de passé qui l'encombrent, fait place nette et proprette pour enregistrer le présent et nous concentrer sur lui.
Sans ce travail d'effacements et de compressions, nous vivrions Tout notre passé à chaque instant et le présent n'en serait qu'une infime parcelle souvent sans intérêt. Il serait encore plus difficile de fixer notre attention sur l'instant vécu pour le vivre pleinement, éviter erreurs et accidents et en faire un des meilleurs jamais "rempli" !


mercredi 28 janvier 2009, a 15:05
Qu'est-ce que l'imagination ?

"La folle du logis ?"  a-t-on dit. Son originalité a des racines dans la réalité. C'est un extrait volé à l'attention ou à la mémoire et transporté hors de son contexte, avec le souffle de l'inconscient dans le rôle du vent pour la direction prise.
   On pourrait dire aussi qu' il s'agit du résultat monstrueux (au sens propre du terme) de greffes entre des idées n'ayant aucun rapport entre elles. Mais une fois la nouvelle plante créée, elle a ses caractéristiques et commence une vie personnelle (comme la Clémentine ou la Nectarine). Et comme toute vie, elle est têtue, veut survivre, se reproduire et ne se laisse plus facilement modifier, ce qui fait sa force et peut rendre l'imagination dangereuse, si on la confond avec la réalité.
   Il ne faut pas confondre non plus l'imagination avec les procédés logiques de mélanges qui, bien appliqués, l'imitent à merveille. La vraie imagination ne se décide pas, est incontrôlable.
   J'en ai eu récemment un curieux exemple : le bruit de certaines imprimantes ressemble un peu à celui d'un vieux train à vapeur. pour traduire le bruit, on emploie des onomatopées. "Tchouc-tchouc-tchouc". Lorsque j'attends la sortie de l'imprimante, c'est un membre de phrase qui se répète inlassablement, toujours le même jusqu'à ce que le bruit cesse. Mais d'un jour sur l'autre ce bruit, égal à lui-même, surgit avec une phrase différente. J'essaye parfois de la modifier, de me mentaliser à entendre celle de la veille, par exemple, mais cela ne marche jamais. C'est celle du jour que je continue à entendre !  Or ces "phrasettes" sont si variées qu'il semble  impossible qu'elles traduisent le même bruit ! J' ai entendu dernièrement : lentilles / fleurs d'pluie/ j'y suis / vas-y etc...
Seul  le i  (vers la fin) est commun aux diverses propositions qui s'imposent à moi.
   Si j'insiste sur ce détail sans intérêt, c'est qu'il a un lien (qui, lui, est très intéressant)avec l'impression qu'a l'artiste de se voir imposer ses créations par une force (extérieure ou intérieure) irrésistible,
qu'il ne contrôle pas.Sa "nécessité" d'écrire, de peindre ...ne serait-elle, en fait, que ce côté têtu", indépendant et "vital "de l'imagination ?

vendredi 23 janvier 2009, a 12:19
Qu'est-ce qu'un voyage ?

Un voyage n'est pas seulement un périple dans l'espace. C'est aussi une période découpée à vif dans le quotidien et s'en distinguant facilement dans le souvenir, grâce à ses couleurs différentes.
Les voyages forment même une bonne partie du relief de notre passé, de la butte au massif montagneux selon l'importance du dépaysement. Mais dans notre quotidien l'effet est opposé : le voyage y creuse un trou.  Non seulement une absence, mais "un trou noir" qui attire tout ce qui peut venir s'y perdre.
Loin d'être rentré à la date de notre retour, il nous faut un temps plus ou moins long pour réintégrer le  quotidien, même si nous faisons immédiatement semblant de nous y jeter corps et âme, car ce n'est que de l' "autocopie" !
 Il faut ajouter au quotidien normal le temps de remettre la maison en fonction, les courses et le courrier à jour, les paperasseries administratives et autres factures,  répondre aux invitations etc....et puis de s' installer au bord de notre trou avec une cane à pêche mentale pour repêcher ce que nous pouvons de l'être que nous étions. Mais on ne sort jamais totalement indemne d'un voyage, car il renvoie au plan local les principes que nous pensions universels. 

mardi 02 décembre 2008, a 09:22
Combien de vies avez-vous vécu ?

Les chats ont 9 vies, dit-on !

Qu'est-ce qu'une vie ? On nous parle de la vie d'une mère de famille ou de celle d'un mineur de fond. Notre vie est un roman qui pourrait se découper en divers chapitres. Mais  comment faire ce découpage ? Une oeuvre dramatique classique  doit avoir 3 unités (temps, lieu et action). En ce qui concerne notre vie, elles sont un peu différentes : une vie pouvant être nomade ou comporter des parenthèses dans divers lieux, l'unité de lieu n'est pas requise. Par contre le temps (la période) et l'action (l'activité) restent à l'ordre du jour et je mettrais comme troisième unité "l'atmosphère affective" (extérieure et intérieure).

Si l'on voit notre vie comme un paysage, chacune de ces vies est un pays et certaines périodes de notre vie,particulièrement importantes sont un peu "Hors Vie", des no man's lands, des passages, des frontières entre ces pays...

Certaines personnes ont des vies presque continues, un seul grand pays avec des régions, d'autres ont des pays qui se font la guerre entre eux ou s'ignorent, font semblant de ne pas se connaître. Certaines vies ont des frontières "officielles" avec des dates décidées pour des événements sociaux, d' autres sont séparées par des gouffres , des océans , des montagnes, des jungles : des accidents, ruptures, maladies, deuils etc...

Bon, je vais essayer de décortiquer ma Vie pour en extraire "mes" vies ! Et bien j'en ai déjà neuf, comme les chats !



jeudi 09 octobre 2008, a 13:23
Les souvenirs ont-ils du talent ?

La question vient d'un texte de Léo Ferré, qui dit  : "les souvenirs n'ont pas de talent". Si vous n'avez rien de prévu pour le week-end, vous pouvez aller écouter le texte entier, magnifiqument interprété par Emmanuel Gaydon et deux musiciens de talent, dans un spectacle intitulé "Et ...Basta !", à la Grange-aux-Loups, dans la cité médiévale de Chauvigny (Vienne), vendredi 10 et samedi 11 octobre 2008. Il s'agit de l'anniversaire des          3 ans de la Grange-aux-Loups. Et vous pouvez emmener vos enfants, car il y aura aussi un spectacle de marionnettes.

 

Revenons à nos souvenirs. Je crois, au contraire qu'ils ont du talent. Ils font, en tout cas de la littérature illustrée. Notre cerveau ne peut emmagasiner tout ce que nous avons vécu. Il prépare donc des "fichiers compressés" Quels pixels (souvenirs) enlever ?

Cela dépendra de sa vision du monde, des autres, de lui-même et de ce qu'il se propose de démontrer.

Je vous assure que vos souvenirs ont beaucoup de talent pour démontrer que vous êtes formidable ou que vous n'êtes pas responsable de vos erreurs.

Vous les racontez car ce sont de vrais petits bijoux, que le temps a poli comme des galets, illuminés, mis en valeur.

Non ? Vous êtes suicidaire, masochiste ordinaire ou parano....Quel que soit votre cas, soyez sûr que vos souvenirs vous aideront et démontreront ce que vous voulez., car ils ont ausi un grand talent d'avocat, avec votre cerveau pour unique client. En rapport constant avec lui, ils sont sans cesse mis à jour, se modifient pour mieux lui plaire et gagner....le droit d'exister et de résister au temps. Ce sont donc aussi d'excellents acteurs. Que de talents !

vendredi 03 octobre 2008, a 09:43
Quelle est la différence entre vivre et se souvenir ?

Se souvenir est de la littérature. Notre esprit sélectionne, réorganise et "recolorise", en couleurs plus chaudes ou plus froides. Les sentiments sont différents "pendant" et "après".Le souvenir est débarrassé des sensations physiques et a tout son temps pour être décortiqué et analysé. Le souvenir a donc un déséquilibre du côté mental et réfléchi....Ce qui fait qu'on peut avoir l'attention scotchée par un film, quon peut rire, passer un très bon moment...et ne pas s'en souvenir ou  le juger  en suite sans intérêt, alors qu'un autre où l'on s'est franchement ennuyé par moments peut nous rester en tête à vie, le déclarant magnifique, sublime et génial. Aussi, quelque chose de très mal vécu, avec une souffrance physique intense, peut se transformer avec le temps en bon souvenir, grâce à la personne qui nous a apporté son aide et son  affection en ce moment difficile.

mercredi 24 septembre 2008, a 13:57
Quelle est la différence entre "découvrir" et "apprendre" ?

Il semble qu'on apprenne quelque chose chaque fois qu'on "découvre" ; mais la réciproque n'est pas toujours vraie. "Apprendre" est souvent revenir sur ce qu'on avait déjà appris et oublié. Découvrir sent bon la virginité de la connaissance, les "Grandes Découvertes", le grand air, l'espace, les voyages. "Apprendre" rappelle les petites lettres à lire et retenir, sent le renfermé et  les obligations nous empêchant de "sortir" ( pour éviter cette association, du temps du Lycée, j'allais préparer mes examens dans la Serre Tropicale du Jardin des Plantes, à Paris).

 

La pédagogie scolaire devrait tenir compte de cette différence "psychologique". Au lieu d' asséner des réponses à des questions que les élèves ne se sont pas posées et qu'ils ne se poseront jamais, les professeurs devraient tenter d'abord de les rapprocher de thèmes qui pourront les intéresser , puis de les mener à se poser eux-mêmes les questions pour lesquelles ils pourront leur donner des réponses, qui alors seront des découvertes, avec tout le bonheur ou l'horreur que ce mot peut charrier. La mémoire y gagnera aussi : on retient mieux ce qu'on a découvert que "les leçons apprises"

jeudi 11 septembre 2008, a 09:37
Quel est le plus bel âge ?

Ce pourrait-être la VIE PRENATALE, lorsque l'on "croît et se multiplie" dans tous les sens comme un végétal,  fait des progrès d'une rapidité foudroyante( en sécurité totale et tous besoins assurés) dans le confort d'une baignoire vivante et aimante. Mais c'est aussi une "assignation à résidence" avec une location dont on sait peut-être que l'on sera expulsé "à terme" !.

 

Ce pourrait-être la PETITE ENFANCE (au sein d'une famille aimante et dynamique) entourée d'un amour sûr et inconditionnel, le quotidien assuré, découvrant le monde et jouant avec lui ; mais en total esclavage, avec plein d'obligations et d'interdictions, de questions sans réponses et de sujets défendus.

 

Ce pourrait-être l'ADOLESCENCE, avec sa beauté, son corps parfait, son dynamisme, ses projets et la vie devant pour y croire, la découverte de l'amour, de l'autre et de soi, le plaisir des premiers pas vers la liberté et la responsabilité, mais aussi le temps de choix trop impatients et responsables de futurs malheurs, de déceptions dramatisées au maximum, d'angoisses vitales et de complexes qui peuvent rendre difficile la lourde tâche de se situer dans la société. 

 

Ce pourrait-être le DEBUT DE LA VIE ADULTE, avec sa plénitude de capacités physiques , mentales, professionnelles , familiales et sociales,

la joie de la liberté conquise, de l'indépendance financière, d'une famille crée et/ou d'une carrière conquise, mais capacités ne veut pas toujours dire possibilités et opportunités  et c'est l'âge où l'on prend conscience du temps qui passe et ne revient pas. On a peur de vieillir sans avoir atteint ses buts et piaffe. On est surchargé de travail, de responsabilités. Plus une minute à soi ...et parfois pour découvrir que ce qu'on croyait avoir créé a des failles terribles. 

 

Ce pourrait-être LA QUARANTAINE, lorsqu'on a encore tous les privilèges de la jeunesse et déjà l'assurance et la compréhension de la vie qui manquaient avant. Un merveilleux moment d'équilibre pour certains, de "renaissance" même..une "seconde jeunesse" parfois (cela a été mon cas). Mais pour d'autres le moment où tout craque et ils se sentent perdus.

 

Ce pourrait-être LA CINQUANTAINE, lorsqu' il n'y plus de règles (pour les femmes), que la plupart des problèmes ont été résolus, que certains ont acquit un certain confort matériel et une grande famille, qu'on a l'expérience, devient plus souple et tolérant, qu'on a appris la valeur des choses et sait mieux profiter des petits bonheurs du quotidien, ne les prenant plus pour un dû. Mais pour certaines, c'est plutôt le "retour d'âge" et ses malaises (j'ai été totalement épargnée, mais sais combien cela peut être pénible ), la peur de ne plus être désirée (là aussi j'ai été épargnée en me remariant à 50 ans avec un homme plus jeune !) et le manque d'énergie pour un nouveau départ si amours ou profession craquent.

 

Ce pourrait être la SOIXANTAINE pour ceux qui prennent alors leur retraite, s'ils ont réussi à construire leur vie selon leurs rêves. On ne se sent pas encore vieux. Seules les dates (et les autres  parfois) le disent. Et c'est la liberté totale, le temps "d'en profiter enfin", de vivre "comme on veut", de réaliser ce qu'on avait toute la vie dû laisser de côté "pour plus tard".. Mais c'est aussi l'âge des parents malades dont il faut s'occuper et celui des deuils. Les être aimés se mettent à disparaître les uns après les autres.C'est effrayant.

 

Ce pourrait être 70 ANS (j'ai lu quelque part que c'était l'âge le plus heureux. C'est dans moins de quatre ans pour moi !). La situation se stalilise. On s'est résigné à être vieux, résigné aux divers malheurs vécus et un nouvel équilibre s'établit, avec une totale liberté. On sait plein de choses et  on est riche en souvenirs ; cela rend solide. On  profite au maximum des forces restantes, de chaque instant. Tout doit être transformé en "petite joie". Mais l'amour se conjugue au passé pour ceux qui restent seuls, les deuils continuent, les forces baissent et l'on sait qu'on circule dans le mauvais sens  !

 

Une dame m'a dit que jusqu'à 95 la vie est belle, mais qu'il ne faudrait pas vivre plus longtemps. Ma mère, elle, est morte à 96 et elle aurait bien aimé atteindre les 100. En se réveillant, chaque matin, elle avait un grand sourire et s'exclamait de joie s'il y avait du soleil ou en regardant le grand ficus de sa chambre  : "qu'il est beau , mon arbre ! " , "qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui, ma chérie?"  Pour certains, 95 ANS  est un très bel âge, mais....no comment !

lundi 08 septembre 2008, a 21:18
Comment votre cerveau réagit quand l'oeil lui communique une image ?

Marchant à vive allure, j'aperçus dans une vitrine une serviette de table jaune identique à une qu'avait ma mère ;  je me suis rendu compte qu'en toute occasion la première réaction (passant généralement inaperçue car précédant tout "commentaire cervelesque")de notre cerveau est de dégager de leur contexte les parties qu'il reconnaît. Il classe les éléments qui composent la vision par intensité décroissante de ressemblance à des notions déjà classées ou ...d'impossiblité à trouver une quelconque référence dans son "catalogue interne". Le "totalement inconnu" et le "connu et chéri" étant ce qui attire le plus l'attention, l'esprit note donc en premier ce qu'il connaît le plus (aime ou déteste particulièrement)  et ce qu'il est incapable de  classer dans aucune catégorie.

Comme la plupart des choses entrent heureusement dans des catégories connues mais indifférentes ou sont composées d'éléments connus et indifférents, notre cerveau a le temps de se reposer entre deux émotions ! 

lundi 10 mars 2008, a 09:29
Y a-t-il des endroits où l'on s'ennuie ?

Depuis que je pense aller à Chauvigny, deux personnes sur trois me demandent si je ne vais pas m'y ennuyer. Les parisiens sortent peu, relativement,  mais sont très fiers de toutes les possibilités qu'ils ont . Elles forment une enceinte psycho-protectrice  contre l'ennui (un peu comme un compte en banque bien garni pour celui qui n'a ni besoins ni envies protège aussi de la peur de manquer) Pourtant, il y a, en banlieue et en province, plus de choses qui les intéressent que de temps disponible pour eux. Le problème n'est pas là, mais du style de vie.

Hier, tandis qu'après avoir saisi l'arc-en-ciel, j'essayais d'attraper le coucher de soleil, j'entends derrière moi : "Qu'est-ce qu'on se fait chier à Paris !" J'éclate de rire, me retourne et vois un jeune couple attaché par les bras. Lui est souriant et muet ;  elle, visage rond et frais, s'exprime avec plaisir :" il n'y a rien à faire à Paris quand vous sortez du travail. A la campagne, vous allez vous occuper des chevaux, du chien !" Après avoir fait le tour des activités parisiennes, qui ne l'intéressaient pas, nous en sommes revenues aux animaux. C'était clairement d'eux qu'elle s'ennuyait et je lui proposai de prendre un chat. "- Un chat ? C'est une idée. Merci " et elle est repartie toute ragailladie, rayonnante à l'idée qu'avec un chat, Paris serait peut-être plus supportable. Une copine a suggéré qu'en fait c'était son compagnon qui la "faisait chier". Il avait l'air charmant et il est difficile de dire si sa discrétion était un manque de répartie !

Les lieux ne me semblent pas responsables de l'ennui, mais servent souvent  d'alibi à des manques personnels.

lundi 03 décembre 2007, a 23:42
Etes-vous heureux d'être qui vous êtes?

Tout le monde se plaint, mais la plupart des gens vous disent, tout autour de la planète, qu'ils sont fiers de leur pays (qu'ils pensent être le plus beau du monde) et  finalement peu changeraient de peau,de cerveau, de vie si un génie leur en donnait la possibilité, car ce serait une sorte de suicide. On a  appris à s'aimer  ou du moins se respecter et c'est tant mieux ! En fait, tout changement est un micro-suicide et c'est ce qui rend la plupart des gens si peu adaptables...

Jean Rostand a écrit : "j'ai fini par acquérir durablement le sentiment de l'éphémère". Ce que nous appelons "rêve " est généralement un désir  de fixation dans le temps , mais  le temps lui-même se modifie sans arrêt et nous aussi. Sommes-nous la même personne que celle de nos souvenirs de jeunesse ? Peu de cellules sont les mêmes, les idées ont évolué, certains de ceux qui nous étaient chers ont disparu, nos souvenirs sont incomplets....Quand nous pensons à nous-mêmes, nous accrochons à la personne présente une dizaine d'images du passé pour former une sorte de "moi holographique" en relief...et c'est lui que nous devons accepter tel quel, avec la tête actuelle et les bêtises passées...drôle de bête semblable à l'hydre aux têtes multiples !

vendredi 12 octobre 2007, a 13:42
Que feriez-vous s'il ne vous restait qu'une heure à vivre ?

Non seulement à vous, mais à l'humanité entière ! Cela change beaucoup les données.  C'est l'agence Reuters qui rapporte les résultats d'une enquête faite en Angleterre. A la question : "Que feriez-vous s'il ne vous restait plus qu'une heure à vivre avant qu'un astéroïde frappe la Terre ?", nos voisins ont répondu :

54% : voudraient être avec ceux qu'ils aiment ou , à défaut, avoir une conversation téléphonique avec eux

13 %, hédonistes, "se contenteraient de s'asseoir pour siroter une flûte de Champagne"

9% auraient des relations sexuelles

3%  prieraient

2% mangeraient desaliments gras

2%....pilleraient des magasins !  

          Personnellement, la Vie (au sens le plus général du terme) étant en jeu et ayant survécu  déjà à de nombreuses catastrophes de ce genre, grâce à ses plus petits représentants, qui ont ensuite évolué et  grandi, j'emploierais ce temps (en plus d'une profonde réflexion sur la Vie, la Terre et l'Univers) à renforcer la protection  (donc les chances de survie) de tous les insectes et mini ou micro animaux que je pourrais trouver, leur transmettant la mission  de faire repartir une nouvelle ère et inventer par sélection naturelle de nouvelles formes de vie.

mardi 31 juillet 2007, a 13:22
Comment l'esprit fait-il pour se décider ?

 Donc, l'esprit décide. Il dispose d'une  base de données livrée avec le corps et son ADN, nommée "instinct", qu'il complète au fur et à mesure par des données extérieures nommées "expériences" et des éléments (qui lui sont imposés par les esprits voisins) nommés "éducation" et "culture".

Analysons l'impact et l'interaction de ces diverses données sur l'esprit : très difficile pour lui de moduler ses données instinctives, car elles n'arrivent que dans l'antichambre du cerveau (la partie du corps qui lui sert de bureau) et filent vers le corps (pour le mettre en action) sans même aviser la partie pensante (ce qui peut lui sauver la vie , mais lui fait aussi faire de grosses bêtises !)

Les expériences, elles, atteignent le plus profond du cerveau, le violent même, lui injectent à la seringue des événements nocifs. Il n'a pas le temps de les examiner avant qu'ils ne soient passés par les réactions instinctives, les préjugés culturels et les émotions sentimentales; en fait les expériences sont des "événements sales". L'esprit aimerait bien les nettoyer mais, lorsqu'une expérience arrive à son niveau, tout ce qu'elle a récolté au passage s'est déjà solidifié, comme l'eau calcaire  qui forme une stalactite et si il tient à le faire, cela peut mettre des années ( voire des dizaines d'années) pour y arriver, si jamais il y arrive. Des psychologues comme Freud et beaucoup d'autres ont élaboré des systèmes pour accélérer ce processus , naturel chez ceux qui se remettent en question.

L'éducation et la culture, elles, sont des sortes d'araignées qui ont tissé à travers l'esprit des toiles enduites de peinture fraîche à leurs couleurs pour marquer les expériences selon les idées de leur clan. Les événements, qui sont des sortes de missiles attaquant la vie, cassent facilement les toiles pour passer mais, ce faisant, se recouvrent d'une couche colorée. Voilà pourquoi il est si difficile de faire changer d'avis un croyant (religieux, politique ou culturel) : les événements semblent toujours confirmer leurs idées à priori !

jeudi 28 juin 2007, a 13:39
Quelle(s) citation(s) signeriez-vous volontiers?

1) Je n'ai plus d'ennemis quand ils sont malheureux  VICTOR HUG0   

 

2) On ne va jamais si loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on vaCROMWELL

 

3) A partir du moment où le bien-être est posé comme idéal, on est forcément dns une société de gens malheureux. PASCAL BRUCKNER

 

4) Le bonheur s'autodétruit en s'installant  dans notre existence.     PASCAL BRUCKNER

 

5) J'ai reconnu mon bonheur au bruit qu'il a fait en partant. PREVERT

mercredi 16 mai 2007, a 17:34
Quelle punition choisiriez-vous ?

Dieu vous propose de sauver le monde en acceptant une punition (avait déjà fait le coup à son fils). Donc ,situation à vie, mais tout le nécessaire étant somptueusement assuré (il est "classe")  Vous avez le choix :

1) Prisonnier d'un donjon de 20m2, avec votre grand amour + vue sur la mer, matériel pour écrire -pas d'ordi et rien de reçu de l'extérieur- et tous livres sur demande.

2)Totalement libre et très riche, mais plus personne ne vous touchera , ni regardera, ni parlera jamais plus. 

3) Tout normal sauf que vous vous retrouvez avec la peau d'un vert vif, des herbes à la place des cheveux et des racines à la place des mains.

4)Vous vous retrouvez sur une autre planète, parmi des extra-terrestres bien intentionnés, mais qui ne vous comprennent absolument pas et n'ont rien de commun avec les hommes et leur vie.

lundi 14 mai 2007, a 10:39
Quel est le rapport entre ennui et manque de liberté ?

Il paraît qu'en coréen deux mots différents décrivent   l'action de placer un objet dans une boîte juste assez grande ou dans une boîte plus grande. (L'armée et le gouvernement doivent préférer le premier !) Cette nuance n'existe pas en anglais, mais les petits anglais de 5 mois font la différence. On fit des expériences pour déterminer si le  langage précédait ou suivait la pensée(question déjà abordée). Si la boîte a la bonne taille, le bébé s'ennuie tout de suite ; si elle est plus grande, son attention s'éveille. Biensûr, car il y a choix. La liberté est surtout une liberté de choix. Le besoin de liberté est instinctif et vital, car ce sont ses choix qui font évoluer une espèce. L'ennui a-t-il été créé pour nous faire préférer la liberté et favoriser le progrès (de même que le plaisir sexuel doit favoriser la multiplication indispensable à la survie de l'espèce)? Il y a des frigides et des gens qui aiment qu'on leur dise ce qu'ils doivent faire et quelle marque acheter . Pour eux la liberté donne de l'agoraphobie, mais la majorité sait quoi faire de sa liberté de choix (voir pourcentages aux élections !)

vendredi 11 mai 2007, a 08:18
Pourquoi l'écologie a-t-elle tant de mal à intéresser les politiques ?

 1) Ceux qui s'y intéressent occupent une niche politique trop récente.

 2) Ils ont trop d'autres problèmes, qu'ils croient plus urgents

 3) Les bugets sont traditionnellement pleins sans cela

 4) Ils vivent trop loin de la nature pour se sentir concernés

 5) Les changements préconisés demandent des sacrifices personnels

 6) Ils ne croient pas que les problèmes énoncés les concernent, eux.

 7) Ils prévoient un nombre de votes insuffisant en s'y ralliant

 8) En tenir compte risque de leur mettre à dos des bailleurs de fonds

 9) Elle exige trop de chamboulements

10)Les dangers sont annoncés pour après la fin de leur mandat

mercredi 25 avril 2007, a 11:11
Aimez-vous votre prénom ?

 Noté cette phrase : "Je n'aimais pas trop mon prénom, mais à travers les yeux et la voix de mon mari, il est devenu le plus beau prénom du monde". Les enfants et adolescents rêvent souvent de changer de prénom, pour se faire une identité propre, échapper d'eux-mêmes, puis s'ils arrivent à s'accepter "rentrent" à nouveau dans leur prénom. Enfant, après une lecture pleine du soleil d'orient, de voiles  parfumés et de coussins où l'on se faisait des confidences, je m'étais choisi "Sarah" et signais ainsi mes dessins. A l'adolescence, je me suis retrouvée "Lyna", puis, aussi grâce à mon mari, j'ai retrouvé mon prénom ...jusqu'à internet !

En Espagne, jadis, personne ne souhaitait les aniversaires mais les fêtes en étaient vraiment et je connaissais l'importance du saint  du jour d'après la longueur de la queue devant la pâtisserie en bas de chez moi ! (Maria, Magdalena,Juan, Pedro, Miguel , Rafael et il n'y avait plus de place sur le trottoir !)Aujourd'hui, c'est la St marc. Une enquête de 2004 révélait que 94,1% des Marcs étaient satisfaits de leur prénom. Je pense que les prénoms courts s'acceptent plus facilement que ceux à 3 ou 4 syllabes (sauf  pour les clientes de Fauchon ! Qui a dit Ségolène ? ) 

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LES QUESTIONS D'ISAMOON,questions en tous genres pour lesquelles chacun peut apporter sa réponse ; portes de la réflexion et du dialogue.

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commentaire(s)
C'est la façon de s'en servir qui compte (on parle du cerveau !) isamoon (14/10/2009 16:21)

Des savants (suisses...

C'est la façon de s'en servir qui compte (on parle du cerveau !) isamoon (14/10/2009 16:12)

Oui, tout un coup......

C'est la façon de s'en servir qui compte (on parle du cerveau !) woogy (13/10/2009 20:43)

Bonjour Aline, Sa...

C'est la façon de s'en servir qui compte (on parle du cerveau !) aschley (13/10/2009 14:08)

Coucou isa ! très in...

Qui connaît les noms des filles d'Adam et d'Eve ? isamoon (10/10/2009 09:27)

Merci. On en oubliai...

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