"Plus une mouche fait travailler son cerveau, moins elle vit longtemps." Bon, je ne pense pas que les mouches aient un cerveau comme le nôtre. Il doit être plus simple et vite atteindre ses limites. Nouvelle injure possible : "cerveau de mouche !" Bon, voici ce que Science et Vie nous raconte : au bout de 30 à 40 générations, la capacité d'associer une odeur de nourriture à un goût (apprise à leurs ancêtres par des chercheurs suisses devenus "profs de mouches") est devenue innée, mais leur vie est passée de 54 à 46 jours. "En consommant plus de ressources, le cerveau a pris de l'énergie vitale", nous explique-t-on.
Faut-il "penser avec modération" pour vivre longtemps ?" Non, on nous recommande au contraire d'exercer quotidiennement notre cerveau pour le garder en forme. C'est que nous sommes des privilégiés dans la nature et avons hérité d'un ordinateur à 3000 euros, alors que les mouches (dont j'admire les qualités exceptionnelles et que j'aime comme symboles de soleil , d'été et de vacances enfantines en Auvergne chez ma grand'mère) n'ont eu le droit qu'à une micro-mémoire, tout de suite saturée. Ce qui est émouvant dans cette histoire, c'est qu'elle ont fait de gros efforts, au péril de leur vie, pour apprendre et garder en elles ce qu'elles avaient obtenu pour le communiquer à leurs enfants. C'est pas beau, çà !
Tandis que nous ne risquons rien de tel(mais devrions avoir honte !), parce qu'on nous a tellement surestimés qu'on nous a fourni un cerveau dix fois plus grand que nos besoins ! ... que nous n'utilisons, en tous cas, qu'au dizième, selon ce qu'on nous dit. Pas de risque de lui faire péter un plomb pour excès de cogitation ! |