Suite à la leture de "Sans offenser le genre humain" d'Elisabeth de Fontenay, j'ai écrit dans mon journal : "je ne me suis sentie vraiment adulte qu'après la mort de mon père".
Le livre d'E. de F. cherche, au début, s'il y a un "propre de l'homme" par rapport à l'animal et , selon de nombreux généticiens, il semble que le propre de l'homme soit son "infantilisme", grâce auquel il a pu être et rester créatif, recevant beaucoup moins d'informations génétiquement que les animaux et devant tout apprendre ou inventer.
Nous savions cela, mais je n'avais pas fait le rapport avec l'axolotl : L'AXOLOTL est un batracien à l'aspect foetal, mais qui se reproduit. Avec des injections d'hormones, on a réussi à lui supprimer les branchies et donner une respiration pulmonaire, métamorphose habituelle des amphibiens dans le sens de l'Evolution ( qui mena de la Mer à la Terre) alors que l'axolotl a fait de la "regression évolutive " ). Les généticiens y voient un modèle pour l'évolution de de l'Homme : elle aurait eu lieu à partir de petits primates qui auraient acquis prématurément la faculté de se reproduire." D'où la position du trou occipital, la forme du pavillon de l'oreille, la peau glabre, la structure des mains et des pieds, tous ces caractères appartenant aux foetus d'anthropoïdes".
Cette idée est développée par Giorgio Agamben qui nous dit que l'homme n'a rien stocké dans une mémoire génétique, qu'il a tout confié à la tradition et
"c'est pourquoi, avant de transmettre un quelconque savoir et une quelconque tradition, l'homme doit nécessairement transmettre sa propre distraction [....] et doit d'abord transmettre le langage (c'est pourquoi un adulte ne peut apprendre à parler : ce sont des enfants et non des adultes qui ont accédé pour la première fois au langage.").
"L'homme, sorte d'éternel enfant". |