Bien sûr et cela influence notre destin. Ces modes sont influencées par le contexte économico-historique. Les guerres demandent de l'entraide et savoir se contenter de peu, l'obsession consommatrice de choses inutiles conditionne autrement.
En cinquante ans, cette "morale du quotidien" divulguée jour après jour par notre entourage et les médias et censée nous aider à prendre la "bonne voie" a fait un vrai volte-face.
Quand j'étais jeune, on me disait : "travaille plus, pense d'abord aux autres et aide-les, ne te laisse pas séduire par des futilités qui te feront perdre du temps, alors que les vraies valeurs viennent de l'esprit".
Aujourd'hui, j'entends : "Pense à toi, soigne-toi bien, repose-toi, fais-toi plaisir".
Notre société occidentale est devenue hédoniste. Difficile de convaincre ceux qui ne le ressentent pas d'instinct d'aider les autres !
Alors, on leur envoie des "injonctions à payer", assorties de cadeaux de remerciement d'avance achetés avec leur argent et destinés à les culpabiliser s'ils ne donnent rien.
Or si l'on donnait à tous ceux qui vous envoient (et que l'on aimerait bien aider, effectivement), on se retrouverait vite au rouge à la banque ! On est obligé de choisir et les "bonnes oeuvres" finissent par ressembler à un commerce compétitif !
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