| vendredi 25 avril 2008, a 10:23 |
| La "morale du quotidien" a-t-elle ses modes ? |
Bien sûr et cela influence notre destin. Ces modes sont influencées par le contexte économico-historique. Les guerres demandent de l'entraide et savoir se contenter de peu, l'obsession consommatrice de choses inutiles conditionne autrement.
En cinquante ans, cette "morale du quotidien" divulguée jour après jour par notre entourage et les médias et censée nous aider à prendre la "bonne voie" a fait un vrai volte-face.
Quand j'étais jeune, on me disait : "travaille plus, pense d'abord aux autres et aide-les, ne te laisse pas séduire par des futilités qui te feront perdre du temps, alors que les vraies valeurs viennent de l'esprit".
Aujourd'hui, j'entends : "Pense à toi, soigne-toi bien, repose-toi, fais-toi plaisir".
Notre société occidentale est devenue hédoniste. Difficile de convaincre ceux qui ne le ressentent pas d'instinct d'aider les autres !
Alors, on leur envoie des "injonctions à payer", assorties de cadeaux de remerciement d'avance achetés avec leur argent et destinés à les culpabiliser s'ils ne donnent rien.
Or si l'on donnait à tous ceux qui vous envoient (et que l'on aimerait bien aider, effectivement), on se retrouverait vite au rouge à la banque ! On est obligé de choisir et les "bonnes oeuvres" finissent par ressembler à un commerce compétitif !
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| mercredi 23 avril 2008, a 11:03 |
| Comment va notre monde ? |
Le Monde va mal, "Médias" l'a dit.
Le toit du Monde se révolte. On n'y prie plus, on crie.La flamme olympique s'éteint de tristesse.
Ingrid souffre toujours dans la jungle.
Le pouvoir d'achat baisse, le baril monte. La droite avance, les avantages reculent. Les techniques s'améliorent ; les machines pourraient travailler à notre place et nous laisser profiter de la vie, mais on nous demande de travailler encore plus, pour que ceux qui vivent déjà dans le luxe aient encore plus de pouvoir et de réserves harpagoniques.
Pendant que la planète se meurt, que les espèces disparaissent,
l'homme ne pense qu'au rendement et augmenter ses performances
au prix de tout écraser sur son passage.
Les uns chantent et dansent, les autres agonisent, de plus en plus nombreux.
"Il faut de tout pour faire un monde". Mais ne pourrait-on changer les proportions ? Oui, on pourrait, mais il faudrait aussi vouloir,
que certains fassent des sacrifices, justement ceux qui peuvent le faire.
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| dimanche 13 avril 2008, a 08:49 |
| Avez-vous besoin de tout votre cerveau ? |
"Tout se joue avant six ans". Apparemment non, ne vous inquiétez-pas. Je viens de retrouver un article de 1996 (du New Scientist, de Londres) racontant comment un petit garçon a appris à parler à 9 ans. Mais ce n'est pas le plus intéressant. Né avec une maladie qui altérait la circulation sanguine dans l'hémisphère gauche de son cerveau (et lui donnait des crises d'épilepsie), il ne pouvait que proférer quelques sons indistincts, son seul vrai mot étant "mama". A huit ans, on décida de lui enlever carrément la moitié du cerveau !!!! Deux ans après, il parlait comme un enfant de huit ans. Il avait quinze ans lors de l'article et ne parlait pas encore comme un adulte, mais avec une capacité d'expression "qui dépasse de beaucoup ce que l'on pourrait attendre de son QI". Les psychologues, qui estimaient que, passé un certain âge, il était impossible d'acquérir le langage n'en revenaient pas, la plupart de ceux qui apprennent à parler anormalement tard gardant des difficultés d'élocution, ce qui n'était pas son cas. En fait l'hémisphère droit a pris le relais. Il était gêné par le gauche, mais avait dû, avant l'opération, accumuler des connaissances qu'il ne pouvait pas utiliser.
Une dizaine d'opérations similaires sont pratiquées chaque année (mais sur des enfants ayant pu apprendre à parler avant).
Le plus passionnant est la capacité de l'hémisphère droit à suppléer le gauche. En fait, dans une certaine mesure, on peut étendre l'idée. De même que nous n'utilisons pas tout notre cerveau et pouvons nous débrouiller avec beaucoup moins , nous n'utilisons rien complètement : ni les objets que nous possédons, ni notre appartement, ni nos relations...Ainsi, les pauvres ont moins d'objets, mais les emploient mieux (plus de temps chacun), un appartement plus petit (mais plus rempli, avec moins d'espace libre)...et leur vie est aussi pleine et intéressante que celle des nantis. La vraie richesse ne serait-elle qu'une question d'espace et de temps ? |
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| vendredi 11 avril 2008, a 14:46 |
| Qui était notre ancêtre aux yeux bleus ? |
Selon la bible, nous descendons tous d'un couple unique. Et périodiquement, on nous apprend que l'on a retrouvé un de nos ancêtres, plus vieux que le précédent (son âge se comptant en millions d'années). Mais "après des années de recherche" (comme dab), une équipe scientifique danoise émet une hypothèse qui devrait intéresser tous les internautes aux yeux bleus (comme moi !) : Nous aurions tous UN UNIQUE ANCETRE COMMUN, qui n'aurait pas plus de 6.000 à 10.000 ans !
Ayant étudié les données génétiques de la couleur des yeux de 800 personnes réparties dans le monde, 99, 5 % des "cobayes" aux yeux bleus présentent la même infime mutation déterminant cette couleur d'iris. (Gène récessif, mais tenace, aidé par la proximité et un "racisme incestueux"de plus en plus homéopathique !)
10. 000 ans, c'est hier par rapport aux débuts de l'humanité. Même si le cousinage est plutôt lointain, il y aurait donc plus de chances de proximité entre yeux bleus, ce qui semble logique, même sans investigations ! |
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| mardi 01 avril 2008, a 00:47 |
| Faut-il se mettre en colère ? |
La vraie colère n'est pas volontaire. Et bien sûr, il vaut mieux ne pas avoir sujet d'être en colère.Mais"Se mettre en colère" ne veut pas dire être en colère, sinon "exprimer sa colère", l'extérioriser, lui laisser libre-court. Il est aussi évident que cela peut-être dangereux, car une personne qui se débarrasse du trop plein de tension créé par sa colère est "hors-contrôle" devient incapable de se contrôler et peut dire et faire de grosses bêtises, fâcher gravement un être aimé, le blesser physiquement, affectivement ou d'amour-propre et même parfois les trois à la fois ! Mauvais pour celui qui se retrouve malencontreusement en face d'un colérique en crise, mais bon pour l'excité nous disent aujourd'hui des chercheurs américains. Déduction logique de ce qu'on nous répète depuis quelque temps : la colère réprimée est une menace pour la santé.
Nos chercheurs étudièrent 192 couples pendant 17 ans. La première conclusion ( que les médias ne mentionnent pas) est que la majorité des américains (si l'on considère le pannel d'essai significatif) réagit de façon agressive (ce qui rend d'autant plus inquiétant le fait qu'on leur laisse librement utiliser des armes !). En effet, seulement 26 couples évitent tout conflit ! Chez les 166 autres, un des conjoints exprimait sa colère. Nos chercheurs ont fait leurs petits calculs et nous déclarent que "les personnes montrant leur courroux ont cinq fois moins de chance de mourir précocement ". Ma conclusion : pour vivre longtemps trouvez un conjoint qui ne prenne pas la poudre d'escampette en vous entendant et criez-lui dessus ! (Car s'il s'en va, votre colère s'intériorisera et le cancer et les maladies cardio-vasculaires viendront vous tenir compagnie avant de disparaître avec vous !).
Plus sérieusement, si vous essayez de comprendre l'autre et de le considérer comme un être libre qui a le droit de réagir de façon différente à la vôtre, vous ne ressentirez pas de colère du tout, plutôt de l'intérêt, de la curiosité ou de l'amusement pour un mode de pensée nouveau. Vous serez heureux et le bonheur est la meilleure garantie de santé !
Je sais, ce n'est pas original. Mais alors, pourquoi si peu de gens y arrivent, sachant tout le bénéfice qu'ils pourraient en tirer !
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