| dimanche 30 septembre 2007, a 13:44 |
| Faut-il corriger ses textes ? |
Le rêve serait de livrer un matériel brut, authentique, juste sorti du cerveau comme du pain du four..et entrer ainsi dans ce que ressent l'autre. Un fantasme !
Bien sûr, les notes à chaud sont bien utiles et certains passages ont un dynamisme que le recul fasse aux émotions et la "pudeur sociale" auraient du mal à reconstituer .
Mais les livrer sans se relire peut aboutir à un texte plein de fautes, lourd, longuet et, par endroits, presque incompréhensible. C'est ce que j'ai fait lorsqu'en récupérant mon ordi, j'ai tout de suite voulu vous mettre au courant de mes aventures !
Le neuf vaut mieux que le raccommodé , mais il faut assumer ce qui est fait. J'ai donc passé deux heures à faire de la chirurgie esthétique à mes monstres. Je veux dire à corriger les derniers articles (fautes, oublis de lettres et mots, tournures lourdes ou inutiles...seulement des détails)
Il est aussi long de corriger que d'écrire d'un premier jet !
Mes textes à prétention littéraire, eux, sont repris trois ou quatre fois de suite à différents intervalles, dans le but de les épurer tout en laissant spontanéité, fraîcheur, émotion et compréhension immédiate.
Come vous êtes tous écrivains et poètes, je suis sûre que vous avez chacun votre idée sur la question et votre méthode personnelle. |
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| jeudi 27 septembre 2007, a 23:02 |
| A quoi jouent les chirurgiens ? |
A opérer, bien sûr. Et ils ont l'air d'aimer cela. Donc les bi-maléoles foutues, double fracture de la cheville (déplacée), des contusions, la peau abîmée, un petit morceau de peronné à enlever, des vis et une plaque de métal à installer dans ma jambe. L'idée de me transformer en "Robot-woman" n'est pas pour me déplaire ! A mon âge, c'est peut-être une solution !
Mais ce que j'ai aimé, c'est l'opération (2Het1/2 dans le block, totalement consciente ! avec les étudiants à qui l'on apprenait à l'occasion) Pour moi qui aime toutes les séries d'Urgences TV, c'était du LIVE, bref, un match de coupe du monde dans le stade, si j'étais amatrice de sport ! Après m'avoir demandé, on a décidé de m'endormir de la taille aux pieds, le haut du corps restant normal : effet très curieux, surréaliste ! et quand on m'a soulevé ma jambe sans que je la sente, come si elle ne faisait pas partie de moi, j'ai eu l'impression que c'était une jambe de poupée, remplie de son. J'ai alors eu l'idée que j'étais comme la petite Sirène, mais à l'envers, c'est-à-dire, qu'au lieu de me faire découper la queue pour avoir des jambes, je faisais peut-être transformer mes jambes en queue de sirène et que j'allais me retrouver avec une queue de poisson. J'ai essayé d'expliquer cela au chirurgien, mais il n'a pas semblé comprendre et pris l'air assez inquiet, puis mis un drap pour m'empêcher de voir l'opération. Quel dommage ! Mais j'ai entendu toute l'opération et la vie du bloc, des plaisanteries plus inquiétantes pour mon avenir que mon histoire de sirène (mais il ne connaît peut-être pas l'histoire de la petite Sirène, qui semble pourtant essentielle pour un chirurgien !) L'infirmière n'en revenait pas que je reste éveillée, malgré la douce et délicieuse couverture chauffante !
Puis la salle de "réveil". Deux heures de plus, sans dormir. Ambiance chaleureuse. La gentille mama ivoirienne essayait de vendre ses bijoux de pacotille aux collègues (à la maison de retraite où je travaillais, c'était une camerounaise qui vendait des sacs !), la jolie rousse racontant ses histoires , la troisième faisant des virées aux machines-qui- n'ont -plus-leurs-cochonneries préférées et les machines médicales, essayant de couiner pour attirer leur attention et les obliger à laisser leur passionnante conversation pour vérifier mes "inconstantes constantes".
A minuit et demi, on a appelé un beau jeune homme pour ramener mon lit dans une chambre après un dédale de couloirs et d'ascenseurs qui transforment le labyrinthe d'Ariane en pipi de chat. Je ne suis pas sûre que ce fut le chemin le plus court, mais j'ai apprécié cette balade (qu'on ne peut traiter de digestive vu que je n'avais ni mangé ni bu de toute la journée ) ! En fait, Mounette, tout le monde me semblait beau. Ce doit être cela l'effet de l'anesthésie ! Voilà mes vacances ! |
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| jeudi 27 septembre 2007, a 22:36 |
| Que valent les vacances à l'hôpital ? |
Il faut le dire tout de suite. Quand je ne suis plus trop mal, j'aime bien les "vacances à l'hôpital". Là, je n'ai pas pu en profiter beaucoup car j'étais dans le coltard (?), dormais presque tout le temps (sans rêves, car j'étais choutée) et me sentais nauséeuse le reste du temps. Mais comme je veux toujours faire des tas de choses et ne sais pas me reposer, j'ai toujours trouvé génial d'être à l'hôpital ou en clinique. Lorsque j'étais enceinte de mon fils (mon 2ème enfant) je rêvais des mois à l'avance des dix jours de repos alors offerts par la sécu ! (Rien à faire, pas de chaussettes du mari à laver à 2h du matin, aucune obligation, aucune mauvaise conscience, droit de se laisser aller à n'importe quelle heure au sommeil, les repas prêts - pas géniaux, mais -, on se fait chouchouter, on redevient un bébé. J'adore......de temps en temps... et surtout après une période dense et difficile ! )
En tous cas, les douleurs s'envolent, les bons souvenirs et les rencontres restent ....(Comme je suis une malade sympa et souriante, le personnel est gentil avec moi ! ) Lorsque j'avais un poumon crevé et une machine pour respirer, en 91, je voyais de mon lit une tourterelle se poser sur la même branche et dès qu'ils avaient un moment de libre, médecins et infirmières venaient prendre une pause et bavarder dans ma chambre. Je "faisais salon" ! Un bon souvenir... Là, c'était différent, nous étions trois à souffrir dans la même chambre .
Donc:
le samu m'a mis une atèle gonflable et emmené à Cochin. Cochin est une sorte de gare de triage. On y passe des heures à jouer à cache-cache avec des espaces libres où l'on puisse se débarrasser de vous. Si vous arrivez à voir le médecin, essayez de bien retenir la liste des choses à vous faire avant de partir, car les nombreux stagiaires "dont c'est le 1er jour" et "qui n'ont pas accès au dosier" , mais reçoivent à la volée des ordres contradictoires, oublieront certainement quelque chose ! (Pour moi, le rappel de tétanos et la radio des poumons, "qu'on croyait déjà faite" !) Eux-mêmes sont à saisir au lasso en passant, (sans que la moindre protestation ou réclamation puisse se deviner, pour ne pas les agacer ! )Tout un art, qui permet de réduire sensiblement l'attente ...de même que le fait que l'urgence d'opérer décrétée par le médecin (vu après l'interne, vu après l'infirmière, vue après la secrétaire chargée du dispatching et quelques aides soignantes) . N. y est restée six heures pour son doigt cassé trop simplement ! (tombée en butant sur une racine lors de la promenade de Calicot !) |
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| jeudi 27 septembre 2007, a 22:07 |
| Qu'est-ce qu'être chez soi ? |
Suis-je chez moi ? je suis bien à mon adresse, mais deux étages plus bas, chez. N. , qui élève un jeune lévrier foufou (6mois) et a ,elle, un doigt cassé !. Elle m'a accueillie comme une reine dans son palace et je n'ai pas d'autres efforts à faire que d'atteindre les toilettes ! Elle a descendu Catmoon (ma chatte), qui n'apprécie guère de vivre sur le territoire de Calicot (le chien de N.) a élu domicile sous le lit et déclaré une grève de la faim. Heureusement l'ordi aussi a descendu 2 étages. ! Demain matin,je serai seule. N. doit aller dans le 20ème pour faire revenir le piano (à l'origine celui de mon père, deux étages au-dessus !). Mais vous êtes là !
Ok, je finis de raconter. Je me suis donc retrouvée par terre, avec le pied gauche qui regardait trop à l'ouest. Aussitôt je l' ai remis (à chaud) dans la même direction que son voisin de droite (je comprends son effort de se tourner vers la gauche, mais en ce moment, c'est peine perdue !) Je pariais alors pour une foulure (A 32 ans, j'en avais eu une très douloureuse, après une chute à ski, qui n'avait pas voulu prendre le tournant et le pied s'était retrouvé regardant vers le dos ! (très impressionnant, surréaliste ! J'avais crié "ah! non ! avais saisi mon pied et l'avais replacé illico. C'était en Espagne. La suite avait été un bon nombre de parties de scrabble à l'hôtel, avec tous ses hôtes -en espagnol, en français et en anglais-). Les vacances sont souvent imprévues !
Donc, samedi, on m'a rassise sur l'escalier et continué ....Puis plus personne (une cinquantaine de persones ont dévalé l'escalier sans ren se casser, tout en détournant la tête, croyant peut-être à une mendiante qui se frottait la cheville pour attirer l'attention.! Seul le plus beau (un bel adolescent d'une vingtaine d'années ) s'est arrêté, enquis du drame et a proposé son aide, mais j'avais appelé (vive le portable !) mon amie N. et le SAMU qui arrivèrent en même temps. |
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| jeudi 27 septembre 2007, a 21:42 |
| Quelles sont les conséquences d'un acte manqué réussi ? |
A long terme, tous mes projets sont repoussés, ce qui reviendra cher, alors que je vis actuellement de prêt ! La catastrophe ! Mais pour le moment, j'essaye de ne pas y penser et de récupérer ! Revenue hier à la maison, après cinq jours d'hôpital, je suis encore patraque et me préoccupe d'abord d'assurer les fonctions élémentaires du corps qui boude et proteste !
Il y avait dans ma chambre d'hôpital, le dernier jour, une belle blonde au visage rond, d'une cinquantaine d'années. Elle était russe et semblait ne pas comprendre un seul mot (à moins qu'elle soit un espion venu du froid !). Il a fallu des heures pour trouver un interprète. Sommes arrivés à comprendre qu'elle était major, officier de l'armée russe (est-elle encore rouge ?)en voyage touristique. Elle était tombée à l'entrée d'un bateau-mouche, je crois. Après de longues discussions avec la cie d'assurance pour savoir comment payer l'ambulance qui la ramènerait à l'aéroport, elle allait être rapatriée en Russie. Mais ses peines n'étaient pas finies, car elle habitait à 300kms de Moscou.
Pour moi, ce fut plus simple, N., ma copine-soeurette-voisine est venue me chercher. Nous avons appelé un taxi, qui a rempli une facture à joindre au bon de transport bien que j'aie vomi dans son taxi...enfin pas tout-à-fait : j'avais gardé un "haricot " à portée de main et mon tourisme à moi a été de voir la place de la Concorde en vomissant dans mon haricot ! Je ne suis pas prête de revoir mes tantes, ni de connaître Bourges, mais cinq jours dans un hôpital m'ont peut-être plus appris et me laisseront plus de souvenirs ! |
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| jeudi 27 septembre 2007, a 21:24 |
| Combien de temps serai-je une personne dépendante ? |
Pas très habile avec les cannes anglaises pour le moment et j'ai des nausées dès que je fais quelque chose !
Je reprends : je m'étais accordé trois jours d'arrêt dans mes rangements ( pour épuisement). Billets pour Vichy et Bouges en poche(coucher chez une tante de 95 ans à Bellerive et rendre visite à celle de 94 faire connaissance de Bourges) ; RV à midi gare de Lyon avec une cousinette. Avant, laisser l'appartement décent pour que mon amie-soeur-voisine s'occupe de Catmoon, ma chatte, arroser etc.... La liste tourne dans la tête et la veille je n'arrive pas à m'endormir .Lis 4H30 du matin avant de sombrer. Puis stress tout le matin pour être à l'heure.
Enfin partie ! Je cours presque, vois d'en haut le RER arriver, me précipite dans l'escalier, veux sauter deux marches, puis me ravise : "pas d'imprudence, ce n'est pas le moment avec tous mes rangements, je ne peux pas me le permettre. Trop tard, lorsque je freine, mon corps et mes pattes étaient déjà lancées en avant....cafouillage, je tombe, essaye de me rattraper...c'est pire. Patatras ! .......à suivre...... |
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| vendredi 21 septembre 2007, a 10:29 |
| Quelles sont les petites villes de France les plus agréables à vivre ? |
Voilà, je me renseigne. Tout compte. Et je compte sur vous pour me faire aller (mentalement) dans des coins que je ne connais pas et le mériteraient pourtant. En définitive, ce sont les offres des petites annonces qui choisiront, mais on ne peut toutes les regarder (j'ai essayé de le faire hier pour sélectionner les régions à consulter, mais j'y ai passé une bonne partie de la journée et jusqu'à trois heures du matin pour y arriver). Donc, en fait , il s'agit de réduire la sélection des annonces à consulter à quelques régions seulement (et grâce à vous en éliminer ou rajouter) Merci. |
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| dimanche 09 septembre 2007, a 20:46 |
| Quelles sont les sept merveilles de Paris ? |
C'est la mode, on choisit partout les sept merveilles . Je viens de recevoir un journal des Baléares avec le résultat du choix des sept merveilles de Palma. Alors, puisque Bloogy nous parle des parisiens et que je vais quitter ma bonne vieille ville, pourquoi ne pas décider aussi de ses sept merveilles ? Allez, à vous l'honneur. je ne veux pas vous influencer. Je vous donnerai après mon propre choix ! (Vous pouvez aussi choisir ses sept horreurs, si le coeur vous en dit ! ) |
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| dimanche 02 septembre 2007, a 09:29 |
| Croyez-vous à la chromothérapie ? |
La chromothérapie a le défaut de toutes ces choses naturellement impalpables que l'homme a voulu préciser à l'extrême et sclérosées avec sa logique solidificatrice et catégorisante. Mais tout le monde a dit un jour que le temps gris le déprimait ,que le soleil et l'atmosphère jaune qui l'accompagne lui rend l'optimisme, que celle d'une fête aux couleurs vives était excitante, que regarder le bleu profond qui prélude la nuit calmait etc... Tant d'autres facteurs entrent en jeu ! Mais un des hobbies de l'homme est de tout codifier, un autre de se servir de ses codes pour donner des conseils ! Pour les couleurs, voici ce que cela donne :
Paresseux, inactif : le rouge vient à votre secours
Physiquement fatigué : l'orange va vous aider.
Pessimiste, déprimé : vous avez besoin de jaune
En colère, irrité ou culpabilisé : il vous faut du vert
Anxieux, stressé, agressif : cherchez du bleu
Angoissé, obsédé, mentalement agité : le turquoise
Frustré, jaloux : le violet (la Reine d'Angleterre a-t-elle fait de la chromothérapie en choisissant cet invraisemblable tailleur violet pour aller à la cérémonie commémorant la mort d'une belle fille qui aurait pu la conseiller utilement sur la façon de s'habiller si elle avait eu la bonne idée de profiter de sa présence à la cour pour le lui demander ? Cela aurait pu, par ailleurs être l'occasion d'établir de bonnes relations entre les deux femmes !
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