On croyait jusqu'ici que les molécules odorantes ouvraient (clé-serrure) une sorte de "porte chimique" grâce à leur forme particulière, en 3D. Elles trouvaient la bonne "serrure" et déclenchaient une cascade d'événements menant à l'identification par le cerveau.
Mais le modèle rencontrait trop d'exceptions pour être fiable, menant les savants à continuer leurs investigations. Des chercheurs anglais proposent aujourd'hui une autre explication : ce sont les fréquences des vibrations qu'elles émettent qui permettent à notre cerveau d'identifier une odeur. La "porte", suivant en cela les progrès hôteliers (!) s'ouvrirait plutôt par "carte magnétique". Les électrons, émis par notre muqueuse (et envoyés à la molécule comme des sondes) ayant exactement l'énergie de vibration correspondant à l'odeur traversent ces molécules pour atteindre des récepteurs qui vont activer des neurones !
Selon les chercheurs, ce processus de nature quantique est assez rapide et intense pour être compatible avec les conditions biologiques. Il convient là où le modèle clé-serrure ne marchait pas.Ainsi, deux molécules de formes différentes peuvent créer la même odeur. On peut aussi (sans changer la forme de la molécule) ajouter , par exemple,un simple carbone et transformer une odeur de muguet en bois de santal ! |