La culture est-elle responsable du langage ou le langage de la culture ? Le débat est relancé dans le monde des linguistes, au sujet des 350 Pirahas qui survivent dans l'Amazonie brésilienne. Ils sont heureux, vivent dans le présent, dorment n'importe quand, ne se posent pas de questions existentielles, n'ont pas d'arts, possèdent peu de choses et n'en désirent pas plus (je devrais prendre des leçons chez eux !). Leur langage est très réduit , sans nombres ni couleurs, ni presque rien. Les femmes utilisent trois voyelles et 7 consonnes, les hommes une de plus (!) Mais chaque syllabe peut avoir cinq prononciations différentes. Ce langage minimal est-il responsable de leur mode de pensée rudimentaire, faute de mots pour se représenter les concepts ? Ou bien est-ce leur culture, se référant uniquement aux expériences immédiates et personnelles qui restreint leur langage ? |