| vendredi 03 octobre 2008, a 09:43 |
| Quelle est la différence entre vivre et se souvenir ? |
Se souvenir est de la littérature. Notre esprit sélectionne, réorganise et "recolorise", en couleurs plus chaudes ou plus froides. Les sentiments sont différents "pendant" et "après".Le souvenir est débarrassé des sensations physiques et a tout son temps pour être décortiqué et analysé. Le souvenir a donc un déséquilibre du côté mental et réfléchi....Ce qui fait qu'on peut avoir l'attention scotchée par un film, quon peut rire, passer un très bon moment...et ne pas s'en souvenir ou le juger en suite sans intérêt, alors qu'un autre où l'on s'est franchement ennuyé par moments peut nous rester en tête à vie, le déclarant magnifique, sublime et génial. Aussi, quelque chose de très mal vécu, avec une souffrance physique intense, peut se transformer avec le temps en bon souvenir, grâce à la personne qui nous a apporté son aide et son affection en ce moment difficile. |
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| mercredi 24 septembre 2008, a 13:57 |
| Quelle est la différence entre "découvrir" et "apprendre" ? |
Il semble qu'on apprenne quelque chose chaque fois qu'on "découvre" ; mais la réciproque n'est pas toujours vraie. "Apprendre" est souvent revenir sur ce qu'on avait déjà appris et oublié. Découvrir sent bon la virginité de la connaissance, les "Grandes Découvertes", le grand air, l'espace, les voyages. "Apprendre" rappelle les petites lettres à lire et retenir, sent le renfermé et les obligations nous empêchant de "sortir" ( pour éviter cette association, du temps du Lycée, j'allais préparer mes examens dans la Serre Tropicale du Jardin des Plantes, à Paris).
La pédagogie scolaire devrait tenir compte de cette différence "psychologique". Au lieu d' asséner des réponses à des questions que les élèves ne se sont pas posées et qu'ils ne se poseront jamais, les professeurs devraient tenter d'abord de les rapprocher de thèmes qui pourront les intéresser , puis de les mener à se poser eux-mêmes les questions pour lesquelles ils pourront leur donner des réponses, qui alors seront des découvertes, avec tout le bonheur ou l'horreur que ce mot peut charrier. La mémoire y gagnera aussi : on retient mieux ce qu'on a découvert que "les leçons apprises" |
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| lundi 22 septembre 2008, a 10:50 |
| L'humain reste-t-il un enfant toute sa vie ? |
Suite à la leture de "Sans offenser le genre humain" d'Elisabeth de Fontenay, j'ai écrit dans mon journal : "je ne me suis sentie vraiment adulte qu'après la mort de mon père".
Le livre d'E. de F. cherche, au début, s'il y a un "propre de l'homme" par rapport à l'animal et , selon de nombreux généticiens, il semble que le propre de l'homme soit son "infantilisme", grâce auquel il a pu être et rester créatif, recevant beaucoup moins d'informations génétiquement que les animaux et devant tout apprendre ou inventer.
Nous savions cela, mais je n'avais pas fait le rapport avec l'axolotl : L'AXOLOTL est un batracien à l'aspect foetal, mais qui se reproduit. Avec des injections d'hormones, on a réussi à lui supprimer les branchies et donner une respiration pulmonaire, métamorphose habituelle des amphibiens dans le sens de l'Evolution ( qui mena de la Mer à la Terre) alors que l'axolotl a fait de la "regression évolutive " ). Les généticiens y voient un modèle pour l'évolution de de l'Homme : elle aurait eu lieu à partir de petits primates qui auraient acquis prématurément la faculté de se reproduire." D'où la position du trou occipital, la forme du pavillon de l'oreille, la peau glabre, la structure des mains et des pieds, tous ces caractères appartenant aux foetus d'anthropoïdes".
Cette idée est développée par Giorgio Agamben qui nous dit que l'homme n'a rien stocké dans une mémoire génétique, qu'il a tout confié à la tradition et
"c'est pourquoi, avant de transmettre un quelconque savoir et une quelconque tradition, l'homme doit nécessairement transmettre sa propre distraction [....] et doit d'abord transmettre le langage (c'est pourquoi un adulte ne peut apprendre à parler : ce sont des enfants et non des adultes qui ont accédé pour la première fois au langage.").
"L'homme, sorte d'éternel enfant". |
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| jeudi 11 septembre 2008, a 09:37 |
| Quel est le plus bel âge ? |
Ce pourrait-être la VIE PRENATALE, lorsque l'on "croît et se multiplie" dans tous les sens comme un végétal, fait des progrès d'une rapidité foudroyante( en sécurité totale et tous besoins assurés) dans le confort d'une baignoire vivante et aimante. Mais c'est aussi une "assignation à résidence" avec une location dont on sait peut-être que l'on sera expulsé "à terme" !.
Ce pourrait-être la PETITE ENFANCE (au sein d'une famille aimante et dynamique) entourée d'un amour sûr et inconditionnel, le quotidien assuré, découvrant le monde et jouant avec lui ; mais en total esclavage, avec plein d'obligations et d'interdictions, de questions sans réponses et de sujets défendus.
Ce pourrait-être l'ADOLESCENCE, avec sa beauté, son corps parfait, son dynamisme, ses projets et la vie devant pour y croire, la découverte de l'amour, de l'autre et de soi, le plaisir des premiers pas vers la liberté et la responsabilité, mais aussi le temps de choix trop impatients et responsables de futurs malheurs, de déceptions dramatisées au maximum, d'angoisses vitales et de complexes qui peuvent rendre difficile la lourde tâche de se situer dans la société.
Ce pourrait-être le DEBUT DE LA VIE ADULTE, avec sa plénitude de capacités physiques , mentales, professionnelles , familiales et sociales,
la joie de la liberté conquise, de l'indépendance financière, d'une famille crée et/ou d'une carrière conquise, mais capacités ne veut pas toujours dire possibilités et opportunités et c'est l'âge où l'on prend conscience du temps qui passe et ne revient pas. On a peur de vieillir sans avoir atteint ses buts et piaffe. On est surchargé de travail, de responsabilités. Plus une minute à soi ...et parfois pour découvrir que ce qu'on croyait avoir créé a des failles terribles.
Ce pourrait-être LA QUARANTAINE, lorsqu'on a encore tous les privilèges de la jeunesse et déjà l'assurance et la compréhension de la vie qui manquaient avant. Un merveilleux moment d'équilibre pour certains, de "renaissance" même..une "seconde jeunesse" parfois (cela a été mon cas). Mais pour d'autres le moment où tout craque et ils se sentent perdus.
Ce pourrait-être LA CINQUANTAINE, lorsqu' il n'y plus de règles (pour les femmes), que la plupart des problèmes ont été résolus, que certains ont acquit un certain confort matériel et une grande famille, qu'on a l'expérience, devient plus souple et tolérant, qu'on a appris la valeur des choses et sait mieux profiter des petits bonheurs du quotidien, ne les prenant plus pour un dû. Mais pour certaines, c'est plutôt le "retour d'âge" et ses malaises (j'ai été totalement épargnée, mais sais combien cela peut être pénible ), la peur de ne plus être désirée (là aussi j'ai été épargnée en me remariant à 50 ans avec un homme plus jeune !) et le manque d'énergie pour un nouveau départ si amours ou profession craquent.
Ce pourrait être la SOIXANTAINE pour ceux qui prennent alors leur retraite, s'ils ont réussi à construire leur vie selon leurs rêves. On ne se sent pas encore vieux. Seules les dates (et les autres parfois) le disent. Et c'est la liberté totale, le temps "d'en profiter enfin", de vivre "comme on veut", de réaliser ce qu'on avait toute la vie dû laisser de côté "pour plus tard".. Mais c'est aussi l'âge des parents malades dont il faut s'occuper et celui des deuils. Les être aimés se mettent à disparaître les uns après les autres.C'est effrayant.
Ce pourrait être 70 ANS (j'ai lu quelque part que c'était l'âge le plus heureux. C'est dans moins de quatre ans pour moi !). La situation se stalilise. On s'est résigné à être vieux, résigné aux divers malheurs vécus et un nouvel équilibre s'établit, avec une totale liberté. On sait plein de choses et on est riche en souvenirs ; cela rend solide. On profite au maximum des forces restantes, de chaque instant. Tout doit être transformé en "petite joie". Mais l'amour se conjugue au passé pour ceux qui restent seuls, les deuils continuent, les forces baissent et l'on sait qu'on circule dans le mauvais sens !
Une dame m'a dit que jusqu'à 95 la vie est belle, mais qu'il ne faudrait pas vivre plus longtemps. Ma mère, elle, est morte à 96 et elle aurait bien aimé atteindre les 100. En se réveillant, chaque matin, elle avait un grand sourire et s'exclamait de joie s'il y avait du soleil ou en regardant le grand ficus de sa chambre : "qu'il est beau , mon arbre ! " , "qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui, ma chérie?" Pour certains, 95 ANS est un très bel âge, mais....no comment ! |
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| mardi 09 septembre 2008, a 10:01 |
| Notre âge dépend-t-il de l'heure ? |
On nous a dit que l'âge dépend de l'année de naissance, de l'état de nos artères, du nombre de rides, de notre intérêt pour la vie, du dynamisme de notre esprit, de la gaieté de notre caractère... mais il y a un détail que l'on ne mentionne pas, en dehors des études de chronobiologie : il varie avec l'heure. L'âge, peut-être pas, mais l'énergie. Or c'est le degré d'énergie qui permet de faire ou de ne pas faire quelque chose......Et l'impression d'être vieille ou non dépend surtout, pour ma part, de ma capacité à réaliser sans trop d'effort ce que je voudrais faire.
Je viens de découvrir qu'en faisant les choses au moment adéquat, je peux gérer mon âge, car j'ai vingt ans de plus le soir. Bref, il convient de faire les courses (ce qui signifie les remonter, sachant qu'il y a des escaliers, des chemins ou une route avec 20° de pente !) et les travaux de bricolage le matin. L'esprit, lui,change moins, mais il quand même plus rapide le matin...même si l'on est "du soir" ! (les profs disaient qu'il ne faudrait jamais programmer de cours de maths l'après-midi. C'est donc vrai à tout âge). |
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| lundi 08 septembre 2008, a 21:18 |
| Comment votre cerveau réagit quand l'oeil lui communique une image ? |
Marchant à vive allure, j'aperçus dans une vitrine une serviette de table jaune identique à une qu'avait ma mère ; je me suis rendu compte qu'en toute occasion la première réaction (passant généralement inaperçue car précédant tout "commentaire cervelesque")de notre cerveau est de dégager de leur contexte les parties qu'il reconnaît. Il classe les éléments qui composent la vision par intensité décroissante de ressemblance à des notions déjà classées ou ...d'impossiblité à trouver une quelconque référence dans son "catalogue interne". Le "totalement inconnu" et le "connu et chéri" étant ce qui attire le plus l'attention, l'esprit note donc en premier ce qu'il connaît le plus (aime ou déteste particulièrement) et ce qu'il est incapable de classer dans aucune catégorie.
Comme la plupart des choses entrent heureusement dans des catégories connues mais indifférentes ou sont composées d'éléments connus et indifférents, notre cerveau a le temps de se reposer entre deux émotions ! |
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| dimanche 07 septembre 2008, a 15:41 |
| Qu'est-ce qu'un "commerce amical" ? |
On nous a prédit que le commerce de proximité allait disparaître et être remplacé par de "Grandes Surfaces", lointaines et anonymes et des "chaînes" franchisées, aux articles standardisés. Il y a du vrai et les villages ont parfois du mal à subvenir à leurs besoins. Ainsi, la pièce de la maison de Chauvigny (où je pense installer une petite salle d'exposition) était jadis une épicerie-tabac ; mon voisin se rappelle qu'enfant il allait y acheter des bonbons. Aujourd'hui, il faut descendre (et surtout remonter) pour faire ses courses quotidiennes.
Mais toute action entraîne une réaction opposée. Parallèlement aux grands "bazars à chariots" annoncés, commencent à fleurir de petites "boutiques à thème", tenues à l'ancienne de façon familiale, par des passionnés et pour des passionnés. Ces propriétaires "non franchisés" s'y consacrent corps et âme et tissent avec leurs visiteurs des relations chaleureuses.
A Palma de Majorque, une amie avait ainsi créé une "librairie ésotérique", siège de débats éclairés sur la philosophie et la médecine sortant des sentiers battus.
Ici, à Chauvigny, s'est ouvert, cet été, "L' ATANYERE". Le jeune couple qui a conçu ce lieu magique vous accueille dans une vraie grotte aménagée par leurs soins en boutique. Située à l'entrée de la cité médiévale, la "tanière du dragon" a pour thème le Moyen-Age, son quotidien et ses croyances. On y trouve plein de tentations et d'idées de cadeaux inspirées par cette époque ( revécue quelques mètres plus loin dans la vieille ville aux cinq châteaux et à la célèbre église romane, offrant aussi - sculptés sur des châpiteaux - leur lot de démons). Fées, gentes dames et chevaliers leur tiennent ici compagnie, mais peuvent vous suivre chez vous ! Vins, tisanes, musique, vêtements, bijoux, mais aussi papeterie, objets de décoration jeux de cartes, figurines et jouets ."J'en passe et des meilleurs" !
Les touristes viennent la visiter comme un musée, en font quatre ou cinq fois le tour, découvrant à chacun quelque détail qui avait échappé au précédent, puis engagent la conversation et tombent sous le charme de leurs hôtes (ou de leurs deux fillettes si elles n'ont pas école). Ils ressortent finalement avec quelque chose qu'ils aiment, mais qui est aussi un souvenir du bon moment passé dans cette "grotte à remonter le temps"...et à l'oublier !
C'est cela le contre-poids des "Grandes Surfaces", le renouveau de l'éternel "commerce amical", trop précieux pour disparaître. Si vous allez dans la région, passez à Chauvigny et suivez les pancartes "boutique médiévale". |
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| vendredi 05 septembre 2008, a 07:50 |
| Les dessins animés sont-ils pour les enfants ? |
La plupart des dessins animés sont destinés aux enfants, bien que beaucoup d'adultes prennent plaisir à les regarder, mais avec l'excuse d'accompagner un enfant....comme s'il y avait honte à y prendre plaisir. Cependant de plus en plus de dessins animés visent aujourd'hui la participation du public adulte (sans compter ceux qui leur sont spécifiquement destinés).
Le dessin animé a sa façon à lui de raconter les choses, avec plus de liberté dans l'expression, plus de fantaisie (effets spéciaux plus faciles pour concrétiser les idées, donner vie à des êtres impossibles), une grande simplicité et pureté, les fonds étant débarrasés des détails superflus . Et c'est cette façon de concentrer l'attention qui convient particulièrement aux enfants. Mais elle appauvrit l'image et devient source d'ennui pour certains adultes. Aussi les films dessinés récents s'emploient-ils à "salir" l'image. Non seulement avec des dessins plus travaillés (plus facile depuis qu'il n'est plus nécessaire de les faire un par un à la main), moins "nets"ou plus détaillés, selon le style de chaque auteur, mais aussi avec de nombreuses références à l'actualité, un humour de cabaret et l'introduction de "vraies images" : mélange avec du cinéma réel, introduction d'acteurs dans un dessin animé ou de personnages animés dans un décor de dessin animé.
Les scénarios ont évolué aussi : ils deviennent des films à thèmes : psychanalyse de notre comportement, satire de notre époque, message écologique.
Le dernier dessin animé à la mode, fils de la maison Pixar, est : "WALL-E"
Science-fiction écologique surfant sur le succès sentimental du petit robot de la "Guerre des Etoiles". Il a plu aux critiques qui lui attribuent quatre étoiles et se laisse voir avec plaisir sans décrocher.
Je suis allée le voir hier soir à Chauvigny, qui possède un cinéma de qualité, avec une excellente programmation mêlant les dernières sorties à succès au style "art et essai" et au ciné-club, panachage qui en fait un cinéma "complet", apte à satisfaire les besoins cinéphiles de n'importe quel public. Il a deux salles qui offrent à elles deux quatre fims différents par semaine, dont un vieux film et trois séances seulement pour chaque film. Cela semble amplement suffisant pour la population chauvinoise.
Curieusement, ce cinéma ferme pendant l'été, pour laisser place aux fêtes, concerts, festivals de théâtre et de marionnettes.
Il reprend le 4 septembre, un jeudi. J'en ai parlé autour de moi. Tout le monde avait l'intention d'y aller...mais pas le premier jour. Comme, s'il n'était pas de bon goût de s'y précipiter ou qu'on craigne qu'il y ait trop de monde. Moi, j'avais décidé d'y aller. Et j'ai choisi d'aller voir en premier le fameux WALL-E. Mon âme d'enfant (attardée !) se régale des bons dessins animés et j'ai toujours traité les objets comme des êtres vivants capables d'émotions !
Est-ce l'amour-propre, la prudence (les 2 faisant éviter le premier jour), le jeudi, le fait que ce soit trois jours après la rentrée scolaire, le refus de voir un dessin-animé sans se faire accompagner par un enfant ? Un peu de tout peut-être......Mais je me suis retrouvée être le seul spectateur dans la salle ! Une projection privée, en somme !
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| vendredi 29 août 2008, a 16:35 |
| Quand commence l'amitié ? |
Le mot "ami" a une signification bien différente selon les personnes. Enfant, sur la plage, mon fils revenait au bout de 5mn pour me présenter "son nouvel ami" tandis que lors d'une discussion sur la question une dame charmante, qui se plaint pourtant de souffrir de solitude insista sur le fait qu'il fallait des années pour bâtir une vraie amitié, qu'on en avait très peu dans la vie, mais qu'on pouvait entretenir de nombreuses "relations amicales". Elle tenait beaucoup à la différence et je me demandais si "amie" était , pour elle, un titre qu'on gagnait à l'ancienneté, aux bonnes actions, aux bonnes réponses, aux opinions et goûts communs, à l'examen d'un dossier ou à une brusque mais tardive révélation levant cette "protection". une fois rassurée.
Les dictionnaires de citations regorgent de citations sur l'amitié. Une seule chose semble sûre : il s'agit d'un choix. Et chacun a sa façon de choisir : intuitive, raisonnée ou mixte ; immédiate, prudente ou même impossible, arrrivant à l"aboulie. Il doit donc y avoir autant de façons de se dire qu'on a un nouvel ami ! Autant aussi de développer cette amitié, de savoir la conserver, de lui faire franchir les maladresses, malentendus et autres blessures. Elle peut être frivole ou sérieuse, basée sur des activités communes ou le simple dorlottage du lien établi, sauter d'épisode en épisode ou avoir un suivi journalier, être de voisinage ou purement épistolaire, téléphonique ou internetiste. Il y a autant de sortes d'amitiés que d'amis. Chacune a son histoire, sa chaleur, ses moments-clé, ses rires et ses drames, parfois ses passions. Certaines sont à vie, d'autres ne passent pas les vacances ou la porte d'un bureau. Doit-on distinguer amitié et "relation amicale" ? Et comment ? Est-ce vraiment amical ? Cela ne risque-t-il pas de froisser les ailes de ce papillon délicat ? Peut-on être enceinte d'une amitié ? Sinon, un enfant existe à partir de sa naissance et l'on espère, qu'il grandira, se développera et qu'on lui découvrira de nombreuses qualités, qu'on lui apprendra à les utiliser. N'en est-il pas de même à la naissance d'une amitié ? Ne faut-il pas lui laisser toutes ses chances durant cette enfance fragile ? Certaines meurent de froid, d'autres de doutes, quelques-unes étaient des amours déguisés qui sortent de leur cachette ou s'enfuient si on les découvre. Il y en a aussi qui, malgré leurs origines choisies deviennent d'essence typiquement familiale. Et je ne parle pas des mondaines, qui entretiennent mutuellement leur sentiment d'appartenance à un groupe privilégié, mais sont parfois sincères...en bonus ! Nouvelle ou chargée d'années, c'est la chaleur et la sincérité d'une amitié ainsi que la place qu'elle occupe dans votre vie qui définissent surtout une amitié. Bien sûr, les années permettent d'accumuler des "s'miles" au supermarché et des souvenirs pour édifier une amitié "en dur", mais cela n'arrivera que si elle existe déjà. Si une amitié est une collection de souvenirs, à partir de combien de timbres conservés peut-on dire qu'on en fait collection ? Ou devient-on collectionniste au premier timbre mis de côté sans intention de l'envoyer ?
Et s'il s'agissait plutôt d'un sentiment ? Pas besoin de réussir un examen pour un sentiment. On resssent qu'une amitié est possible avec une certaine personne. On lui ouvre sa porte, lui découvre sa vie et tant que le sentiment , le bonheur d'être ensemble, continue à s'infiltrer dans les relations, il s'agit sûrement d'amitié. Tandis qu'une vieille amitié peut se désécher comme une plante qu'on a oublié d'arroser, n'ayant plus que le titre d'amitié, le sentiment et la vie semblant en avoir fui. Mais il suffit parfois d'une carafe d'eau, d'une nouvelle rencontre pour la faire renaître et fleurir. |
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| mardi 26 août 2008, a 20:04 |
| Qu'est-ce que l'homme ? |
Les humains sont bien des singes nus, mais ils ne sont pas que cela. Du moins, c'est ce qu'ils disent. Ils adorent noter les différences (n'importe quelle différence) mais ne pensent pas que des choses différentes puissent être de même valeur. Ce serait trop de hasard . Alors, une fois la différence établie entre deux choses ou deux êtres, ils décrètent lequel des deux est supérieur et commencent à mépriser et rendre la vie impossible à l'autre ! Les animax ont-ils aussi cette déplorable tendance ? Je ne crois pas ; ils ont une approche plus directe des questions, tendant vers la résolution des problèmes. Les hommes, eux, ont la tête infestée par un parasite mental : la pensée. Est-ce la pensée qui a créé le langage ou le langage qui permet la pensée ? En tous cas, ils avancent en s'entraidant comme l'aveugle et le paralytique. Même un personnage muet et d'apparence paisible peut être attaqué intérieurement par de véritables bataillons de mots. Ils l'agressent, l'angoissent, le font douter , le détournent des solutions évidentes. La devise de l'homme est : "Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?" Cela entraîne de nombreux "dommages collatéraux". Mais cela a aussi quelques avantages, bien sûr.Sinon, notre espèce aurait disparu depuis longtemps. Cela permet de découvrir les facettes originales, d'explorer l'absurde, d'atteindre ce que seule une démarche insensée peut mettre à notre portée.
C'est l'aspect sympathique de l'humanité et ce qui lui a permis d'avancer, d'évoluer et de dominer la plupart des autres. Et là, elle ne se comporte plus du tout de façon sympathique.
La question est : Peut-on progresser sans dominer ?
Puisque les hommes aiment penser, que l'un d'eux trouve la façon de le faire et la fasse accepter en douceur à ses semblables ! |
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| dimanche 24 août 2008, a 14:50 |
| Préférez-vous Dan ou Nicolas ? |
Mais qui sont-ils ? Deux jeunes chanteurs de talent, trèsdynamiques, qui ont mis toute leur passion pour conquérir un public heureux, mais frigorifié (le plein air n'est plus ce qu'il était en ce mois d'août poitevin automnal !).
Nous étions rassemblés dans la cour du château d'Harcourt, à Chauvigny pour le spectacle de fin de saison (déjà!) de la "Grange aux Loups", l'association artistique qui donne vie à cette cité médiévale.
Spectacle est le mot juste. Anotre époque, il n'y a plus de chanteurs, de musiciens, de danseurs, d'acteurs, d'animateurs et de metteurs en scène. Il faut tout être à la fois. Un de ces titres vous est encore attribué pour la forme (et parce que c'est plus pratique) et votre succès tient plutôt à une chose qu'à une autre, mais si vous n'avez pas un peu de talent pour toutes ces disciplines, adieu la gloire.
Dan Panama et Nicolas Jules ont bien toutes ces qualités. C'est pourquoi ils ont eu le droit de "se donner en spectacle" dans ce magnifique endroit. Mais Nicolas tient le haut de l'affiche et Dan est "en première partie". Question de parcours. Il faut beaucoup ramer avant d'atteindre la fin du spectacle..
Si Nicolas y est arrivé, c'est qu'il a un grand sens du spectacle, c'est-à-dire qu'il ose "en faire légèrement trop", juste ce qu'il faut en trop. C'est ce qu'on demande à quiconque monte sur scène. Timides s'abstenir.
C'est aussi qu'il s'agit d'un excellent animateur, d'un bon humoriste, qu'il a le sens du rythme et de la ariété à apporter à un spectacle et un collaborateur impressionnant pour lui donner la réplique, son batteur-acteur, très remarqué. Sans tous ces ingrédients, il serait probablement resté un bon chanteur parmi d'autres.
Bien qu'on sente chez Dan plus de naturel dans sa "mise en spectacle", elle reste moins effective, parce que les trois bons musiciens qui l'accompagnent ne le mettent pas toujours en valeur, comme le batteur de Nicolas (qui y gagnait aussi des solos) mais se joignent à lui harmonieusement, au risque de parfois de l'étouffer. Dan ne se laisse pas faire, l a de la ressource et un large éventail de possibilités. Sa voix et sa guitare arrivent à regagner la surface et éiter la noyade.C'est ce qui a fait le succès de tous les chanteurs de rock, ce qu'il devient alors, pour le bonheur de certains et le sien, car il y prend visiblement plaisir, un plisir qu'on partage avec lui : la première qualité pour que le public le suive est en effet que celui qui est sur scène soit le premier à être heureux ! Et le public a suivi.
Mais le public moins jeune a surtout apprécié la variété des genres et ses chansons "plus calmes", où son orchestre se fait plus discret et le laisse montrer qu'il a une très belle voix bien utilisée et qu'il écrit de bons textes. On a alors l'espace sonore et temporel pour savourer, pour se rendre compte que Dan Panama est avant tout un chanteur qui a des choses à nous dire et qu'il est capable, lui, de créer une atmosphère et une émotion.
Les deux se complètent bien pour créer une agréable soirée.
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| samedi 23 août 2008, a 00:11 |
| Qu'est-ce que le présent ? |
Rien, selon certains ; juste notre position sur un tapis roulant ; le mur mitoyen entre passé et futur, notre vie étant emprisonnée dans ce mur tel un cosmonaute dans sa combinaison. Hors du présent, pas de vie possible. Crever le présent, c'est mourir.
Nous vivons dans un espace à une seule dimension temporelle. Par chance, le mur est transparent vers le passé, ce qui permet de le voir reculer, comme lorsqu'on voyageait sur la plateforme arrière des autobus, il y a cinquante ans.Côté futur, le mur est opaque, mais recouvert intérieurement d'une glace d'ascenseur qui permet d'y projeter le passé. Car, pour ne pas se sentir étouffer dans un présent insaisissable, nous le recueillons juste à sa sortie vers le passé et le projetons dans le futur. Cela donne l'illusion qu'il a un volume, mais constitue, à notre insu, un travail constant, qui épuise notre énergie vitale. De lui viennent nos sensations de bonheur et de tristesse, fortement exagérées par leur extrapolation dans d'autres temps.
Il nous est très difficile de croire que la joie ou le découragement présent ne vont pas durer. Nous pouvons le concevoir en faisant appel à nos connaissances mais ne le ressentons pas vraiment..C'est notre façon d'étendre à l'infini la moindre impression temporaire qui mène certains au suicide et d'autres à prendre des engagements au-dessus de leurs moyens.
Que se passerait-il si nous avions vraiment conscience que nos états d'âme varient plus vite qu'une girouette, que ni bien-être ni angoisse ne dure ? Serions-nous des sages ou deviendrions-nous indifférents à tout, et incapables d'entreprendre des actions pénibles ? Vu que la Nature se débarrasse vite de tout ce qui freine son expansion, elle n'a pas dû parier sur nos capacités de sagesse, qui semblent réservées à quelques-uns seulement. . Si elle nous a offert la possibilité de projeter nos souvenirs dans l'avenir, c'est qu'il en résulte probablement plus d'actions vaillantes que d'actes désespérés.. |
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| vendredi 22 août 2008, a 00:35 |
| La vie est-elle conforme au modèle qu'on nous a enseigné ? |
O En Angleterre, un chien adopte un bébé hibou et le protège.
O En Bosnie, un pigeon est arrêté pour avoir passé de la drogue à des détenus.
O Dans un zoo japonais, un hamster, censé servir de repas à un serpent , devient son ami.
O A Chicago, un couple adopte un chat à quatre oreilles.
O A Helsinki, quatre poubelles muncipales disent merci aux passants qui les utilisent. (déjà fait avec succès à Berlin, paraît-il.) |
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| vendredi 15 août 2008, a 11:41 |
| Comment notre mémoire nous trompe-t-elle ? |
"Science et Vie" a publié un article expliquant que tout souvenir contient une part de reconstruction et que les faux souvenirs contribuent à maintenir une image positive de nous-mêmes.
J'ai eu en effet plusieurs fois la preuve inquiétante que ma mémoire avait déformé des faits. S'il semble logique qu'en faisant le tri de ce qu'elle veut garder, la mémoire mette particulièrement en valeur ce qui la valorise, j'ai trouvé, en analysant les erreurs constatées, qu'elle a également d'autres motivations pour (comme dans la publicité télévisée qui passe actuellement) ne retenir que ce qui l'intéresse. Comme ce petit film le démontre très bien, elle n'a besoin d'aucune invention pour déformer la réalité. Comme un monteur de cinéma, elle fait des coupures et des déplacements de scène..Cela fait partie de son métier. Une de ses spécialités est de remplacer des souvenirs par d'autres qui ont des points communs, mais aussi des différences plus proches de son obssession du moment....car la mémoire pense. Elle a des idées et les suit, ce qui interfère avec son travaille d'archiviste.
Si la première cause d'erreurs est bien, probablement, le désir d'enjoliver notre CV, j'en vois au moins deux autres : 1) Lorsqu'il craint d'avoir commis une erreur entraînant une conséquence fâcheuse, le cerveau (affolé de ne pas pouvoir reconstituer cet instant) fait appel à sa mémoire, qui "pioche dans ses dossiers" un cas similaire à celui dont l'autre partie du cerveau lui "parle" pour justifier l'hypothèse avancée par le cerveau (clés oubliées sur la serrure, par exemple), augmentant son angoisse par une fausse certitude de catastrophe.
Le "sens moral", est peut-être à l'origine de cette réaction d'ordre psychologique, nous incitant à "l'auto-culpabilité", comme le font la Bible et notre éducation. Le besoin d'enjoliver les souvenirs n'est pas, à l'origine, un besoin de "fanfaronner", mais un remède à cette tendance. |
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| lundi 11 août 2008, a 15:47 |
| Doit-on réveiller les morts ou maintenir en vie les vivants ? |
Telle est la question que se posent certains médecins. Et se reposent après qu'un homme soit revenu à la vie suite à un massage cardiaque d'une durée record d'une heure et demi, dans un hôpital parisien (il n'était pas donneur). Depuis 2005, les prélèvements pour dons d'organe sont autorisés à "coeur arrêté", sans mort cérébrale confirmée, comme avant.. Donc, il y a risque de ne pas être réanimé alors qu'on aurait pu vivre des dizaines d'années en plus, mais que quelqu'un d'autre, ayant attiré l'intérêt ou la sympathie du corps médical attend dans la salle d'à côté ou bien plus loin. Le "don" est donc parfois "semi-volontaire" l'accidenté ayant pris (avant 2005) une carte de donneur en croyant que ce serait une fois mort sans plus aucun espoir. Il peut aussi être conscient, bien sûr. Une belle action car il y a pénurie de donneurs et 231 personnes sont mortes en France en 2007, faute d'avoir un donneur . Vrai dilemme qui laisse un certain malaise ! |
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| vendredi 08 août 2008, a 09:39 |
| Le saviez-vous ? |
- Les crèmes solaires tuent les coraux, par baignades humaines interposées !
- Pour lutter contre les marées noires, on a inventé une sorte de papier buvard qui peut absorber 20 fois son poids en hydrocarbures, sans laisser pénétrer l'eau et qu'on peut réutiliser indéfiniment après évaporation des hydrocarbures par chauffage.
- Notre planète a la maladie de Parkinson : elle a, en moyenne, 600 secousses sismiques par 5 mn. Et un tremblement de terre important peut déclencher des secousses mineures....à l'autre bout de la planète.
- Les amérindiens et les inuits ne sont pas les habitants d'origine du grand Nord en Alaska, Canada et Groenland. Mes premiers seraient venus du détroit de Bering et de Sibérie. Pas encore de revendications !
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| mercredi 06 août 2008, a 03:06 |
| Pourquoi certains chats préfèrent la compagnie de géants humains à celle de leurs semblables ? |
Catmoon a toujours été très sociable...avec les humains. Elle accueille les inconnus, vient les flairer, se faire caresser, inspecte leurs sacs , puis s'assied assez près d'eux pour les observer. Mais dès qu'on lui présente un congénère, mâle ou femelle, elle saute dessus avec agressivité pour le faire fuir. Instinct de propriété territoriale? jalousie de concurrence pour les cadeaux de "ses humains" ? D'accord, même psychologie minable que chez les humains, bien obligée d'accepter. Mais n'avoir aune curiosité, aucune attirance envers ses semblables, aucun manque, aucun besoin de fraternisation...là, j'ai du mal à comprendre. Se prend-t-elle vraiment pour un humain ? Les humains la comblent-elle à un tel point qu'elle ne désire rien d'autre ? Dorlottés dès la naissance par des géants hauts comme des maisons, des hommes attaqueraient-ils aussi instinctivement tout autre être humain offert par leurs géants ? |
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| vendredi 01 août 2008, a 12:54 |
| Connaissez-vous Chauvigny ? |
Cette petite ville de 7.000hts est située à une vingtaine de kilomètres de Poitiers, sur les bords de la Vienne, Toute pimpante et fleurie,elle grimpe sur les pentes assez fortes d'une colline jusqu'à sa vieille cité médiévale avec les restes exceptionnels de cinq châteaux et d'une église romane célèbre pour ses châpiteaux, la collégiale St Pierre. De loin et d'en bas, depuis les plans d'eau du parc, dans lesquels elle se reflète, la ligne de crête des constructions médiévales est magnifique. |
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| jeudi 31 juillet 2008, a 08:49 |
| Quelle relation avez-vous avec le temps ? |
Notre relation avec le temps est peut-être la plus importante de toutes.
L'autre nuit, en regardant une chouette-effraie rejoindre le clocher où elle habite (loin au-dessus des tables de jardin aux chandelles), chacun s'interrogeait sur son attachement au TEMPS et sur cette mystérieuse alchimie qu'il entretient avec l'espace.
Les scientifiques font maintenant naître le temps avec l'univers. A l'heure du virtuel, ce refus de le prolonger à l'infini en amont m'a toujours étonnée. Le propre de l'homme serait-il un besoin d'infini ?
Une antiquaire dit qu'elle voudrait vivre toujours. Cela me rappela ce polynésien de 15 ans, affirmant qu'il ne voulait pas vivre au-delà de 30 ans, car il refusait de devenir vieux. Heureusement, l'âge qu'on refuse d'avoir recule avec les années : une très vieille dame en maison de retraite me disait : "On ne devrait pas vivre plus de 95 ans. Jusque-là ça va, mais après on est vieux et les ennuis commencent"
Je me lamentai pour ma part d'avoir besoin de 700 ans pour réaliser les projets actuellemet dans ma tête (disons 1000 ans avec ceux que j'imaginerai encore, puisqu'il m'en vient san cesse de nouveaux) et que je ne les aurai évidemment pas.
Puis on parla des os ou des cendres, des réincarnations...un jeune papa dit, comme moi, qu'il n'était pas attaché au corps, mais qu'il souhaiterait garder un esprit capable d'observer l'évolution de l'Univers. J'ajoutai qu'il était dommage de ne pas connaître la fin de l'Histoire de l'Humanité, que chaque être vivant n'en vivait qu'un petit extrait et que l'idée qu'on s'en fait n'est qu'un puzzle dont chaque morceau a été dessiné par un auteur différent avec son propre point de vue et son propre style.
je demandai alors si l'Humanité aurait le temps de s'installer sur une autre planète avant que la nôtre soit absorbée par le soleil.
- "Nous avons le temps !" commenta, en riant, quelqu'un qui, pour ne pas perdre de temps, suivait deux conversations à la fois.
- "D'ici là, l'humanité se sera peut-être éliminée toute seule", rappela mon voisin.
Puis on en vint à notre façon de vivre le temps présent. Là, tout le monde fut d'acord : l'important n'est pas "l'espace-temps" , mais le rythme avec lequel nous le vivons. Notre bien-être dépend du rapport entre la partie imposée et le "temps libre". La Nature nous impose dejà ses rythmes (saisons et jours de 24h), puis notre société structure ces saisons et ces jours de façon virtuelle (sentiment de vacances ou de dimanche, liberté de la nuit, incitation à l'action le matin et au coucher le soir) et de façon concrète (rendez-vous de travail, de loisirs et amicaux). Enfin, nous nous imposons nous-mêmes des horaires pour mener à bien nos projets. "Le temps libre" n'est pas celui dont nous choisissons la structure, mais celui pour lequel ni les autres ni nous-mêmes n'avons trouvé d'obligation ; c'est "le temps improvisé". ce nouveau concept relança les débats. Certins se sentent angoissés à l'idée d'un temps laissé à lui-même, comme s'ils risquaient d'être engloutis dans des sables mouvants ; Ils ont le sentiment de s'ennuyer. D'autres développent au contraire une sorte de "sensualité du temps", dont ils prennent alors conscience et dégustent sous forme de "farniente" . Personnellement, mon bonheur est d'improviser une action, puis une autre dès qu'elle est finie, de pouvoir me dire :"et maintenant, que vais-je faire ?", mais d'un ton joyeux, contrairement à la chanson qui en faisait une interrogation douloureuse.
Le TEMPS a inspiré tout lemonde. Parmi les milliers de citations possibles (vous en apporterez probablement d'autres), en voici quelques-unes que j'aime bien :
"Le temps, quelle merveilleuse gomme à effacer" ANDRE PREVOT,écrivain
"Le temps, c'est de l'argent, sur les tempes". ROBERT SABATIER, écrivain
"L'herbe, dîtes-vous
Ne fait aucun bruit pour pousser,
L'enfant pour grandir,
Le temps pour passer,
Vous n'avez vraiment pas l'oreille fine.
PIERRE ALBERT-BIROT poète
"Asseyez-vous, j'ai tout votre temps.
PIERRE DANINOS, écrivain
"Regarder en arrière est le seul moyen de créer le futur"
VIVIENNE WESTWOOD, styliste.
"Aimer est un verbe qui se conjugue par tous les temps"
LOLA, fleuriste.
"Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer".
JACQUES PREVERT, poète.
"J' effacerai le temps
Pour me baigner dans l'instant ".
CHARLELIE COUTURE, chanteur.
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| vendredi 25 juillet 2008, a 12:57 |
| Vaut-il mieux vivre à Paris ou en province ? |
Les réactions ont été très diverses quand j'ai annoncé mon départ de Paris pour une petite ville du Poitou, depuis "je te vois bien là-bas, dans cette belle cité médiévale" jusqu'à "impossible, tu ne supporteras pas d'être loin de Paris", idée la plus répandue parmi les parisiens, avec pour arguments :
- Tu es une citadine, une parisienne née, le rythme est trop lent pour toi.
- Tu n'y connais personne et il est très difficile de s'intégrer. Tu vas t'ennuyer mortellement dans ce trou.
- La vie culturelle et les multiples possibilités de Paris te manqueront.
- Il faut absolument une voiture pour vivre sur ton éperon rocheux aux cinq châteaux !
Résultat des courses : les contacts ont été immédiats et, après un mois, j'ai réussi à m'entourer de gens charmants et très intéressants, qui ne vivent qu'à quelques mètres de chez moi. Il y a toujours quelqu'un pour m'emmener faire des courses plus loin, aller nous baigner dans un étang, aller au théâtre (deux scènes à quelques mètres de la maison et du théâtre de rue avec improvisations très originales et participation de tout le quartier !) à un vernissage d'expo, un spectacle de flamenco ou des Caraïbes, un feu d'artifice ou un marché, m' inviter pour l'apéro dans son patio-jardin ou y prendre un couscous ....à moins qu'ils passent à la maison voir ce que je fais et que l'on improvise un goûter ou un dîner .
Quatre jours après mon arrivée, un journal local présentait la photo d'une de mes fenêtres où j'avais mis un énorme tigre en peluche (aussi photographié par des dizaines de touristes !) avec comme titre "Y a-t-il un tigre en ville haute ?" et un petit texte très mignon.
Mais depuis, j'ai ramené Catmoon, ma chatte, de Paris. Pour elle aussi on m'avait prévu une adaptation difficile (elle a 11 ans, n'a pas quitté l'appartement de Paris depuis sa prime enfance....elle restera probablement cachée pendant une semaine, au moins deux ou trois jours...). En fait, elle s'est cachée pendant...une heure. puis s'est mise à explorer sa nouvelle demeure et, comme moi ,a tout de suite eu le coup de coeur et s'est sentie chez elle. Si bien que lorsque Patou, le chat blanc de la Crêperie (qui avait eu peur du tigre en peluche la première fois !) ,ayant pris l'habitude de vivre à la maison avant son arrivée, a voulu lui dire bonjour , elle lui a sauté dessus. Je me suis fait écharper (trois semaines de cicatrices), mais elle avait déjà arraché un bout d'oreille à la chatte d'une amie et je devais les séparer. Depuis, je dois fermer portes et fenêtres car elle le menace à travers les vîtres...(si violemment qu'il a fait un bond de deux mètres en arrière une fois !)...Mais il ne renonce pas et vient frapper de la patte quand il ne la voit pas..Cela me fend le coeur ! Par contre Catmoon est très accueillante avec les humains, vient se faire caresser et s'installe de tout son long entre deux fillettes qu'elle ne connaissait pas encore et qui jouaient sur le tapis. Il n'y a pas que les humains qui ont l'instinct territorial trop protecteur ! mais de là à ne vouloir vivre qu'avec des êtres géants d'une espèce différente , j'ai du mal à comprendre !
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| samedi 31 mai 2008, a 11:51 |
| Peut-on se fier aux horaires donnés par le web ? |
L'ordinateur est une machine à calculer, avec mémoire. Cela permet des choses extraordinaires, mais encore faut-il l'utiliser avec la "logique des machines", qui n'est pas la même que la nôtre. Enfin, si, mais elle n'est pas rectifiée par des facteurs que nous considérons évidents. Rien n'est évident pour elles et elles n'ont que l'expérience qu'on leur transmet. Si on oublie de lui donner un élément, qui nous semble naturel, l'ordinateur n'en tiendra pas compte et sortira des résultats pour nous incongrus. Certains "confectionneurs de site" ont eu "plus grands yeux que grand ventre" ;ils manquent de temps pour faire correctement leur travail et se fient à l'ordinateur, sans même vérifier tous les résultats et en faisant des erreurs de programmation. Ainsi celui qui rêvait de nous donner toutes les heures de train + cars menant aux différents patelins de France et a oublié de donner à l'ordinateur un temps limite de trajet selon la distance.
Je cherchais comment aller en car de Poitiers à Chauvigny, petite ville située à une bonne vingtaine de kilomètres. Le site me fait plusieurs popositions de "voyages" (sic), dont l'une avec 4 changements, qui met 4h38 à l'aller et 14h37 au retour, passant par St- Pierre des Corps (près de Nantes), Vierzon et Châteauroux ! (départ de Chauvigny à 20h40 un jour et arrivée à Poitiers le lendemain à 11h17 ! ) Qui dit mieux ? C'est beau le progrès des transports ! Je me souviens avoir attendu un train dix heures dans la Nièvre, pour aller en Auvergne, quand j'avais deux ans, mais c'était la guerre. De ce temps-là, au moins, il y avait de merveilleuses petites lignes de train, qui emmenaient partout (quand on ne les faisait pas sauter !), tandis qu'aujourd'hui certaines villes (et même Montmorillon, une sous-préfecture, peut n'avoir qu'un seul car dans l'après-midi ...Il ne reste alors qu'attendre le lendemain (ce qui est peut-être mieux que de passer la nuit en transports avec quatre changements !) |
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| mardi 27 mai 2008, a 19:34 |
| Quel est notre rapport au temps ? |
Il y a devant nous un espace d'action totalement libre, comme lorsqu'on débouche, tout petit, dans l'immense cour de récréation où les enfants courent dans tous les sens et se bousculent. Quelle est notre pace dans tout cela ? Où aller ? Comment participer ? Cela vaut-il la peine ? Ne vaut-il pas mieux rester contre un mur et regarder ? Va-t-on se lancer tout droit et foncer coûte que coûte en espérant que les autres s'écarteront à temps ? Ou bien faire du slalom, choisissant pour direction celle qui semble la plus libre et contourner les obstacles ? A moins qu'en souriant on arrive à se faire aider par un initié qui nous prenne la main et nous emmène à travers ce capharnaum. Quelque soit notre façon d'aborder l'arène de la vie et notre relation avec les autres, le temps reste le même. La cour de récréation rétrécit inéluctablement. Enfant, sa taille nous effrayait, à la fin, c'est son exiguité qui nous angoisse !
Nous sommes sur un tapis roulant et même dans notre sommeil nous nous rapprochons de l'autre côté de la cour ! Les hyper-actifs qui courent dans tous les sens s'en rapprochent exactement à la même vitesse que ceux qui restent allongés à observer les mouches. De plus, ils risquent d'avoir un accident qui les empêche d'atteindre l'autre côté de la cour.
En fait, la vie ressemble plutôt à un bac qui nous emmène d'une date à une autre (celles notées à côté de leur nom sur les dictionnaires, pour les célébrités !). On peut courir et danser sur un bateau, cela ne change pas l'heure d'arrivée. La vie répond à la même logique.
Là où les choses deviennent inquiétantes, c'est qu'au fur et à mesure que le bac de notre vie avance, l'eau disparaît derrière nous. Elle n'est pas remplacée par de la terre. L'endroit d'où l'on vient (temporellement) a tout juste disparu ! Impossible d'y retourner ! Il n'y a pas de brume non plus et on le voit parfois très nettement, mais comme une image mouvante en deux dimensions. Le passé s'est transformé en écran de cinéma géant, un mur qu'on peut faire parler chanter et danser à la demande, qui peut nous faire rire ou pleurer, mais qu'il est impossible de traverser et qui n'a pas la moindre anfractuosité pour se cacher. Il devient si grand qu'il projette souvent son ombre sur le futur, privant la vie de soleil et la laissant dans le froid et l'obscurité, en proie à ses divers manques. Quelques-uns réagissent, utilisent des miroirs pour capter la lumière qu'ils ne peuvent plus recevoir directement et restent heureux. Mais leur horizon est le même que celui des autres, une falaise (ou une cascade ?)
vers laquelle tout le monde est poussé. On sait tous qu'un jour, fatalement, on tombera de la falaise, mais la plupart d'entre nous sommes impatients de savoir ce que nous allons rencontrer sur le chemin qui y mène, tout en jetant régulièrement un coup d'oeil sur le grand écran attaché à notre dos ! |
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| mardi 20 mai 2008, a 10:11 |
| Quel est le but de notre vie ? |
Tout ce qu'on crée avec tant d'efforts et d'espoir n'a, à l'échelle du temps, qu'une faible espérance de vie...et qui dépend souvent plus du matériau et des circonstances que du talent de l'artiste.
De tout ce qu'on acquière et accumule, seule une petite partie sera transmise à d'autres humains. La quantité de déchets produits dans une vie est infiniment supérieure à ce qui nous survivra...un certain temps.
La seule vraie supériorité des "nobles et riches" est qu'ils vivent dans l'optique de dépasser l'individu et n'ont que peu d'objets, qu'ils traitent avec égard et transmettent.
Sur le plan individuel, la seule richesse est ce qu'il y a dans notre mémoire : connaissances et expériences. Si l'on ne les transmet pas, voulant garder nos secrets, elles disparaîtront avec nous (et même parfois bien avant !)
Le but de la vie serait-il (à part d'obtenir des instants de bonheur pour les autres et soi-même) de transmettre le maximum de choses (acquises ou crées) et d'idées (reçues ou élaborées ) ? de les lancer le plus loin possible (pour qu'elles contribuent à une évolution positive de notre espèce) ? de leur faire franchir quelques générations, quelques siècles, juste un grain de temps dans la plage de l'éternité ?
Chacun le fait à sa façon. Rien qu'en participant aux événements, en utilisant la langue, en adoptant les modes et coutumes de son époque...chacun augmente leur importance, donc leur chance de parvenir (en pratique ou en souvenir) un peu plus loin dans le futur.
Chaque individu n'est qu'une cellule de la civilisation qui l'a "materné", lui offrant gratuitement un nombre immense (et qui ne cesse de grossir) de possibilités, qu'il use comme d'un dû. Il remercie très rarement et proteste dès que tout ne marche pas de soi-même tout de suite !
Je pense que c'est le sentiment inconscient de ce qu'il doit à cette sorte d'Etre collectif en perpétuel devenir qui le pousse à créer et croire en un Dieu à remercier. Mais Dieu (le concept) n'est-il pas ce MOI TOTAL en devenir, dont nous faisons modestement partie ? Dieu nous a créé, mais Dieu continue à se créer lui-même, à évoluer....il ne sait pas vraiment où il va et le découvre avec nous, à travers nous, qui sommes ses cellules, et notre comportement détermine ce qu'il devient. Il devient ce que nous sommes ! Notre responsabilité morale est donc très importante, puisque nous créons aussi le Dieu qui nous a créés, que nous participons à son évolution, comme à celle de tout ceux qui nous entourent et qu'eux participent à la nôtre. Tout influence tout et chaque détail peut modifier l'ensemble . le monde n'est qu'une vaste INTERCREATION. Donc, l'évolution civilisée s'est donné un nom : Dieu. Anges et démons y cohabitent, Les uns le font avancer, les autres font des horreurs qui le blessent. Dans la religion chrétienne il ne se reconnaît que dans sa partie positive, extériorisant tout le négatif. Cela lui permet de n'être qu'un, alors que dans les religions à dieux multiples, certains dieux représentent les actions négatives sur le chemin.
Le but de la vie serait donc bien d'avancer en Dieu, avec Dieu et pour Dieu, c'est-à-dire de participer à l'évolution de l'Humanité dans son ensemble et d'essayer de l'orienter de façon à améliorer la vie des individus qui la composent, en commençant par la nôtre, mais en n'y restant pas collés ! |
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